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F1 - GP de Hongrie 2016 : Entre doigt d'honneur et frictions, il y a eu de la tension

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Lewis Hamilton (Mercedes) face à la presse
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-07-25T07:58:07.376Z, mis à jour 2016-07-25T08:26:09.375Z

Du mauvais geste d'humeur de Lewis Hamilton (Mercedes) aux échanges de paroles entre Max Verstappen (Red Bull) et Kimi Räikkönen (Ferrari), le Grand Prix de Hongrie a dégagé une atmosphère particulière.

La 11e manche du Mondial de Formule 1 n'était pas la plus excitante de l'année, mais elle a été la moins fair play


L'épreuve magyar a peut-être débouché sur un tournant décisif. A la fois dans la course au titre, opposant les deux titulaires Mercedes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Mais aussi dans l'inversion de tendances au Championnat constructeur, Red Bull s'affirmant comme la deuxième force du plateau.

"Être champion ne te donne pas le droit..."

Autant d'éléments qui ont, probablement, provoqué une tension supplémentaire sur les pilotes. Et engendré quelques mauvais gestes

Hamilton et Esteban Gutierrez en ont offert le premier exemple. Considérablement gêné par l'Espagnol, alors retardataire, au 53e tour de piste, le champion du monde en titre s'est rendu coupable d'un geste d'humeur condamnable, autant pour son image que pour le rayonnement de son sport. 


Juste après la course, le coéquipier de Romain Grosjean s'est empressé de publier un message sur les réseaux sociaux : "être champion du monde ne te donne pas le droit d'être irrespectueux envers tes adversaires" a-t-il écrit. 

6 dixièmes 

Lui n'avait pas le droit de se croire assez rapide pour ignorer les drapeaux bleus un secteur durant et frôler une incidence sur le duel pour la couronne. Pendant l'étonnante résistance du pilote Haas devant le Britannique, Rosberg était revenu à 6 dixièmes du leader... 

Les places d'honneur ont cristallisé un autre type de tension, notamment entre l'un des vétérans du paddock, Kimi Räikkönen, et le plus jeune, Max Verstappen. Auteur d'une prestation médiocre sur le Hungaroring, le prodige néerlandais a résisté, tant bien que mal, au retour d'Iceman


Sans forcément respecter les règles de l'art, et celles de la sécurité

"C’est bien de l’entendre parler"

Par deux fois, le pilote Red Bull a mis fin aux tentatives de dépassement du champion du monde 2007 en changeant sa trajectoire à plusieurs reprises. Le tout pendant une zone de freinage. Le Finlandais a eu les bons réflexes pour éviter l'abandon


Mais il a tout de même perdu une partie de son aileron avant dans la bataille. Il a aussi fulminé, à la radio comme face à la presse. "Tout ce que je dirai, c’est que d’autres pilotes ont été pénalisés pour beaucoup moins que ça...", a-t-il lâché. Difficile de le contredire. 

Verstappen, lui a répondu, avec une belle pointe d’arrogance : "Il s’est plaint ? Au moins, c’est bien d’entendre Kimi enfin parler !" A moins d’une semaine du Grand Prix d’Allemagne, l’ambiance n’est pas tellement au beau fixe...