F1 - GP de Malaisie 2015 : Vettel a frappé un grand coup, Hamilton et Rosberg sont prévenus

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Sebastian Vettel remporte le GP de Malaisie 2015
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2015-03-29T12:00:00.000Z, mis à jour 2015-03-29T12:00:00.000Z

Non, Mercedes ne dominera pas cette saison. C'est du moins l'enseignement à tirer de la victoire, à la régulière, de Sebastian Vettel en Malaisie.

La victoire de Sebastian Vettel acquise en Malaisie, pour sa deuxième course seulement sous les couleurs de Ferrari, est immense. Elle pourrait en appeler d'autres et vient surtout ramener à la réalité des Mercedes que tout le monde croyait invincibles. Les Rouges sont de retour, le Championnat a réellement démarré après un GP d'Australie poussif. Merci Ferrari. Merci Vettel.


Le retour de Ferrari
Le podium que Sebastian Vettel a signé en Australie préfigurait une Ferrari mieux née qu'en 2014. Ce n'était pas très dur de faire pire dirons-nous... Mais, les nombreuses secondes qui le séparaient des Mercedes suggéraient également une domination des Flèches d'Argent, domination mal vécue par Red Bull. Sauf que Sebastian Vettel a gagné en Malaisie à la régulière, signe qu'il faudra compter sur les Ferrari cette saison. Nico Rosberg l'avait appelé de son voeu après l'Australie, sauf qu'il ne pensait pas que la menace frapperait si vite et si fort.


Le succès de Vettel, c'est avant tout celui de Ferrari, dont la monoplace semble beaucoup plus à l'aise dans la gestion des gommes (deux arrêts contre trois pour l'écurie allemande). La Scuderia a également fait parler son sens de la stratégie, en évitant de céder à la panique lors de l'intervention de la voiture de la sécurité. Pourquoi avoir fait s'arrêter Rosberg et Hamilton en même temps ? Là est l'erreur du team champion en titre.

Vettel tout sourire
Sebastian Vettel sortait d'une saison 2014 noire avec Red Bull. Après quatre couronnes, il avait besoin de changer d'air. Bien lui en a pris. En Malaisie, il a remporté sa première victoire depuis le 24 novembre 2013 (GP du Brésil), au sein d'une écurie qui n'était pas grimpée aussi haut depuis le 12 mai 2013 (GP d'Espagne acquis par Fernando Alonso). L'Allemand l'attendait, a rongé son frein, le voilà récompensé, avec un immense bonheur à l'arrivée. "Ça fait longtemps que je n'ai pas été en haut sur le podium. Je suis sans voix. Il y a eu de gros changements cet hiver, la manière dont l'équipe m'accueilli a été incroyable, les fans également. Je vis dans une super ambiance. C'est un résultat sensationnel, très positif pour nous tous. C'est un jour très spécial." Pour le moment, il n'est pas question de tomber dans l'euphorie non plus, "Je veux ramener le titre de champion du monde à Maranello. Mais il faut savourer cette journée. Il ne faut pas oublier que Mercedes reste très rapides, difficiles à battre. On doit continuer de travailler, leur mettre la pression."

La quatrième place de Kimi est un autre signe
Si Sebastian Vettel a logiquement attiré toutes les lumières dimanche, à Sepang, il ne faut pas oublier la belle performance de Kimi Räikkönen. Piégé par la pluie lors des qualifications (11ème temps seulement) et victime d'une crevaison en début de course, le Finlandais, dans l'ombre, a mené une véritable course d'attaquant pour hisser sa Ferrari à la quatrième place. Dans la bataille face au Mercedes, le Champion du Monde 2007 sera un atout de poids et nul doute que Nico Rosberg et Lewis Hamilton s'en méfieront dans les semaines à venir.