F1 - GP de Singapour 2016 : Rosberg patron, Ricciardo amusé et Hamilton dépassé

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Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-09-18T16:23:30.818Z, mis à jour 2016-09-18T16:23:31.989Z

Nico Rosberg (Mercedes) et Daniel Ricciardo (Red Bull) ont sauvé une course insipide par un joli duel à distance dans les derniers tours. Hamilton, lui, était hors du coup.

Un carambolage au départ, du suspens dans les derniers tours, une course insipide entre les deux : le GP de Singapour est venu nous rappeler, s’il le fallait, qu’il était nécessaire de rester jusqu’au drapeau à damier. Car c’était chaud entre Nico Rosberg (Mercedes) et Daniel Ricciardo (Red Bull).

Rosberg patron

Nico Rosberg n’est pas (encore ?) champion du monde. Mais il en a l’étoffe. Dans la nuit de Singapour, l’Allemand a gagné en patron. Impérial lors des qualifications en sortant un tour stratosphérique et nouveau record absolu. Impeccable au départ et derrière la safety pour conserver son avance à l’extinction des feux. Imperméable quand il a fallu résister à la folle remontée de Daniel Ricciardo avec un train de pneus usés et un arrêt au stand de moins. Autoritaire, aussi, au moment où il a signifié à son équipe qu’il valait mieux le laisser tranquille pour sa concentration. Rosberg a signé une troisième victoire de rang, sa huitième cette saison et abordera la prochaine course dans le costume du leader au général. Il reste six Grands Prix et ils prendront tous la forme d’une finale.

Ricciardo amusé

Daniel Ricciardo avait besoin d’un tour de plus pour battre Nico Rosberg à la régulière. A sa place, beaucoup aurait été anéantis. Mais le fantasque pilote australien avait le sourire, une fois de plus, au moment du podium. Car il a préféré retenir le positif, à savoir cette opportunité de se battre comme un chiffonnier jusqu’au bout, sans penser à l’usure de ses gommes, sans craindre l’obligation d’économiser. « Je ne vais pas être déçu, nous lui avons livré une belle bataille et cela ne se joue qu’à une demi-seconde. » Il repart avec une jolie seconde place et le meilleur tour en course (1:47.345).

Hamilton dépassé

Hors du coup lors des qualifications, Lewis Hamilton ne visait plus que le doublé ce dimanche. Incapable de suivre le rythme de Ricciardo lors du premier relais, il a demandé à son équipe ce qu’il devait faire pour réaliser son souhait. Au final, il a plus été occupé à se battre pour sa troisième place, Kimi Räikkönen lui ayant donné du fil à retordre en le dépassant avant son quatrième et dernier arrêt. Il doit d’ailleurs sa présence sur le podium à l’attentisme de Ferrari, incapable de répondre à l’undercut de Mercedes. Il a parlé d’un week-end difficile, à oublier donc. Comme à Bakou… Dans le sprint final, les contre-performances risquent de se payer cash.