F1 - GP Hongrie 2014 : il faudra se méfier de Ricciardo

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F1 - Australie 2014 - Ricciardo
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2014-07-27T15:42:00.000Z, mis à jour 2014-07-27T15:48:05.000Z

Ne cherchez plus la troisième force du championnat, elle vient de remporter le GP de Hongrie. Avec sa deuxième victoire cette saison, Daniel Ricciardo s'affirme de plus en plus. Et personne ne pourra dire qu'il n'est pas allé la chercher.

Après onze courses, ils ne sont que trois à s'être imposés : Lewis Hamilton et Nico Rosberg, bien évidemment, mais aussi Daniel Ricciardo. Après la première victoire de sa carrière obtenue en juin, au Canada, le pilote australien a remis ça sur le Hungaroring, dans des conditions piègeuses. Que Mercedes se méfie, car ce sera peut-être lui l'homme fort de la deuxième moitié de saison. Au minimum, il en sera l'arbitre.


Pourtant, il avait mal démarré
Une pluie s'était abattue sur la piste avant que les monoplaces ne prennent le départ, un départ manqué par Daniel Ricciardo. Parti quatrième, le coéquipier de Sebastian Vettel s'est fait passer par Fernando Alonso et Jenson Button. Le GP s'annonçait alors difficile. Mais un crash d'Ericsson allait redistribuer toutes les cartes. Avertis trop tard sur le déploiement de la Safety Car, Nico Rosberg, alors leader, Sebastian Vettel, Valtteri Bottas et Fernando Alonso ne pouvaient pas ravitailler. Ils se sont fait piéger et Ricciardo en a profité pour virer en tête. A ce moment-là de la course, il a bénéficié aussi d'un pari hyper risqué de McLaren : Button avait choisi des pneus intermédiaires, sauf que la pluie n'est pas réapparue et que la piste s'est asséchée.


"J'ai eu peur au milieu de la course"
Toutefois, n'allez pas croire que Daniel Ricciardo a eu la tâche facile. Son succès, il est allé le chercher, presque sans trembler, au bout d'un suspens haletant et éprouvant. Déjà, parce qu'il a connu une alerte mécanique, "J'ai eu peur à mi-course. Pendant quelques tours, nous avions quelques problèmes et moins de puissance, je devais donc être au taquet avec les changements de rapport. La course aurait pu s'arrêter plus tôt mais nous avons surmonté ça et je suis heureux." Après, il y a eu une deuxième intervention de la Safety Car. Avec Massa, il fut le seul homme de tête à passer par les stands. Il est reparti dans le trafic et s'est préparé à un troisième et dernier arrêt, un relais d'attaquant.


Du spectacle et un grand sourire
Alonso était leader à l'agonie avec ses pneus et Hamilton n'arrivait pas à se débarrasser de l'Espagnol quand Daniel Ricciardo est arrivé comme un boulet de canon, avec des gommes fraîches comme meilleur allié. Il savait qu'il pourrait aller chercher les 25 points, alors il a foncé et nous a offert des manoeuvres d'anthologie. Pour dépasser Lewis Hamilton, il n'a pas hésité à se porter à l'extérieur, au virage numéro 2, pour y parvenir quelques kilomètres plus loin, en gardant le cap. L'Espagnol, il l'a mangé au bout de la ligne droite, à l'intérieur cette fois. "Il n'y avait qu'une seule manière de gagner, c'était de les passer. J'ai tenté sur Lewis au tour 2, et je l'ai eu. Une fois que j'étais assez proche de Fernando, je savais que je devais le faire - j'étais pris en sandwich avec Lewis et son DRS, je ne devais donc pas perdre trop de temps." Au final, l'Australien était tout sourire, le poing levé avant son passage au drapeau à damier. Arrivé cette saison chez Red Bull, il a déjà remporté deux courses, deux courses au milieu d'une domination presque sans partage de Mercedes. Aujourd'hui, la troisième force du Championnat c'est lui, et personne d'autre. Et Nico Rosberg et Lewis Hamilton devront s'en méfier jusqu'au bout.