F1 - GP Italie 2014 : Hamilton et Rosberg ont tout fait pour s'éviter

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Lewis Hamilton et Nico Rosberg en conférence de presse
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2014-09-07T15:06:00.000Z, mis à jour 2014-09-07T15:17:32.000Z

Ils s'étaient accrochés à Spa. Ils ont pris soin de s'éviter à Monza, même pendant le dépassement de la victoire. Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont oeuvré pour le bien de Mercedes, dimanche. Pour une fois.

Il fallait donc être devant sa télévision à l'amorce du 29ème tour pour connaître le vainqueur du GP de Monza. Dimanche, Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont pris grand soin de ne pas se livrer un mano à mano, comme s'ils avaient peur qu'un deuxième accrochage de suite ne coûte la place, à juste titre, à l'un ou à l'autre. Pour résumer la scène, Rosberg a tiré droit à la première chicane et l'Anglais, revenant comme un boulet de canon, n'avait plus qu'à cueillir l'Allemand. On imagine que Toto Wolff a lâché un ouf de soulagement en voyant ses deux pilotes s'éviter comme il l'ont fait tout le week-end. Dès les qualifications, le leader du Championnat n'a pas été en mesure de se hisser au même niveau de performance que Lewis Hamilton. Pas plus qu'il n'est allé lui faire une accolade au sortir de sa monoplace, préférant discuter avec Massa de la course qu'il venait de vivre. Ambiance guerre froide, ou paix temporaire. Il avait l'air soulagé d'avoir vécu un GP sans heurt, sans sujet à polémique. Pourtant, il n'a plus "que" 22 points d'avance sur un rival ayant fait le plein de confiance.


Pourtant, Rosberg avait une chance
Lewis Hamilton, en pole, rencontre un léger souci à l'extinction des feux, qui le fait patiner. A la fin du premier tour, l'Anglais est quatrième, à près de 4 secondes de son coéquipier. Une fois encore, le Champion du Monde 2008 ne s'est pas rendu la tâche aisée tandis que Rosberg n'a pas tremblé, sauf au dixième tour. Premier tout droit. Puis, Hamilton mange Magnussen et Massa. A ce moment-là, l'Allemand ne veut plus rien savoir de l'écart qu'il y a entre Hamilton et lui. Pourtant, il fond comme neige au soleil. Après le premier pit stop, il est ravi d'être toujours en tête. Mais il a du mal avec les durs et commet une deuxième erreur. Second tout droit, celui de trop. Laissant passer sa chance, Rosberg n'a même pas essayé d'attaquer. Le sous-message est quasi clair : il aime autant offrir sur un plateau d'argent ce succès à Hamilton, au nom de l'équipe Mercedes en mal d'image. A la radio, il dit à son team, "Bravo pour ce doublé". Trop corporate pour être vrai dans l'optique d'un titre.


"J'ai poussé"
Lewis Hamilton est allé chercher ces 25 points alors que les premières secondes étaient bien mal engagées pour lui. Et si Mercedes lui a d'abord conseillé de rester derrière Rosberg avant de tout lâcher en fin de relais, il a préféré choisir une autre option, "Ils m'ont dit que je devais rester derrière mais, par expérience, je savais que ce n'était pas une bonne solution et j'en ai choisi une autre... La voiture était bonne, j'étais très proche à ce moment-là. Durant le précédant relais, je savais qu'il était difficile de rester près de lui avec les pneus usés. Je savais donc que j'aurais une opportunité uniquement au début du relais, je l'ai saisie. J'ai poussé pour le dépasser, ce qui signifie que je me suis ouvert la porte." Pour Nico Rosberg, sa deuxième place est avant tout le fruit de son erreur, "Bien sûr que je suis très déçu après coup, mais je suis deuxième, c'est beaucoup de points et ce n'est pas un désastre complet. L'équipe mérite de mettre les événements récents derrière elle et d'avancer." Rendez-vous dans quinze jours pour la future passe d'arme, une vraie cette fois, espérons-le.