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F1 – GP du Mexique 2016 : Hamilton remporte sa 51e victoire et égale Prost

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Lewis Hamilton (Mercedes) - GP du Mexique 2016
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-10-30T21:01:07.957Z, mis à jour 2016-10-30T21:10:55.894Z

Auteur de la pole position, le triple champion du monde britannique a remporté un précieux succès qui le maintient dans la course au titre. Nico Rosberg et Sebastian Vettel complètent le podium.

26 points. Tel était l'écart qui séparait Lewis Hamilton (Mercedes), second du Mondial, de son équipier Nico Rosberg à trois courses de la fin de la saison. Autant dire que le triple champion du monde britannique n'avait pas le choix avant le départ du Grand Prix du Mexique, 19e manche de la saison 2016 de Formule 1, s'il souhaitait recoller au classement. Ce qu'il a réussi à faire en s'imposant brillamment sur le tracé des frères Rodriguez.

Le garage de Lewis Hamilton


Départ très mouvementé 

Dès l'extinction des feux, les deux Mercedes et les deux Red Bull ont fait parler la poudre, notamment Verstappen et Rosberg qui se sont touchés, l'Allemand étant même obligé d'aller dans l'herbe pour éviter le pire. Un premier virage qu'Hamilton a également coupé, la faute à un freinage trop tardif. Derrière, du grabuge a secoué le peloton, causant du tracas à Sebastian Vettel (Ferrari) qui pense avoir une crevaison (il n'en sera rien) et un abandon pour Pascal Werhlein (Manor). De quoi entraîner l'intervention de la voiture de sécurité et laisser la porte ouverte à de multiples stratégies. Ricciardo ne s'est pas fait prier pour en profiter, chaussant instantanément des « medium » pour tenter d'aller au bout.


Deux poids, deux mesures ?

Une fois les premiers coups tactiques osés et la voiture, la course a repris ses droits tambour battant, Verstappen mettant notamment une grosse pression sur Rosberg. Le Néérlandais, sous la menace d'une sanction après sa manœuvre musclée au départ face à l'Allemand, ne sera d'ailleurs pas sanctionné au contraire de Carlos Sainz (Toro Rosso), pénalisé de 5 secondes pour avoir coincé Fernando Alonso (McLaren-Honda) dans le premier tour. Certains diront qu'il y a deux poids, deux mesures quand on met les deux incidents côte à côte mais c'est la course et les décisions des commissaires doivent être appliquées et respectées, qu'elles soient justifiées ou non. Quoi qu'il en soit, les stratégies ont rapidement repris le dessus sur cette manche mexicaine, Verstappen, Hamilton, Rosberg et Kimi Räikkönen (Ferrari) s'arrêtant au fil des tours pour chausser les « medium », laissant Vettel seul en tête avec ses gommes « tendre ».

Vettel dépasse Prost dans l'histoire

Très à l'aise avec son train de pneus et profitant d'une température sur la piste plus faible que lors des qualifications, le quadruple champion du monde a longtemps tenu la dragée haute à Hamilton au volant de sa SF16-H n°5, stabilisant l'écart avec son adversaire autour des 4 secondes Un point fort qui avait été aperçu dès le vendredi lors des premiers essais libres et qui a visiblement été bien utilisé par l'ex-pilote de Red Bull jusqu'au 32e tour de course, moment où son stand lui a intimé l'ordre de rentrer pour enfin chausser les « medium ». Sa position à son retour en piste ? 6e, juste derrière son équipier qui s'est arrêté une dizaine de boucles plus tôt. Suffisant tout de même pour doubler un certain Alain Prost dans l'histoire au niveau du nombre de tours passés en tête (le Français avait atteint la barre des 2.683). Derrière, Felipe Massa (Williams) et Sergio Perez (Force India) n'ont eu de cesse de s'affronter pour la 9e place mais le futur retraité brésilien a su user de son expérience pour garder l'avantage sur l'un des deux héros locaux.


Verstappen entre vitesse et précipitation

Mais alors que la course commençait à devenir monotone, le trafic a relancé la donne, laissant Rosberg à la merci de Verstappen. Mais comme à l'accoutumée, le Néerlandais s'est précipité pour saisir l'opportunité. Sauf que cette fois-ci, sa tentative a échoué, occasionnant une perte de temps profitable à son rival pour la 2e marche du podium. Car que ce soit devant ou derrière, les jeux ont rapidement été faits - sur le papier -, Hamilton étant souverain en tête de la course alors que Ricciardo et Räikkönen se sont arrêtés une seconde fois pour respectivement chausser des « tendre » et des « medium ».

Fin de course confuse !

Mais ce n'est pas un secret : la course n'est jamais terminée tant que le drapeau à damiers n'a pas été brandi. Et si Hamilton et Rosberg ont sécurisé un nouveau doublé pour Mercedes, la bataille pour la 3e place a fait rage entre Verstappen, Vettel et Ricciardo. D'abord, le Néerlandais a tiré tout droit au virage n°1 pour résister à la menace du pilote Ferrari, gagnant ainsi un avantage. Pire, il n'a pas obéi à un ordre de Red Bull lui demandant de laisser passer l'Allemand. Un incident qui aurait pu profité à Ricciardo mais l'Australien a manqué de discernement et a touché le quadruple champion du monde, décidément pas verni avec son ancienne équipe. Ce contact, léger, n'a heureusement pas eu de conséquences fâcheuses sur la fin de course des deux pilotes mais il ne fait aucun doute que ces derniers tours alimenteront les discussions après la course.




Une course qu'Hamilton remporte donc, signant au passage le 51e succès de sa carrière, soit autant que Prost, ce qui lui permet aussi de se rapprocher à 19 points de son équipier au Mondial. Rosberg complète le podium, tout comme... Vettel, qui profite finalement d'une pénalité de 5 secondes infligée à Verstappen pour récupérer la 3e place dans la plus grande confusion. Ricciardo termine 4e devant son équipier alors que Räikkönen, Hülkenberg, Bottas, Massa et Perez complètent le top 10.

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