F1 - GP du Mexique 2016 : une concurrence accrue mais Lewis Hamilton a le dernier mot pour la pole

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Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-10-29T19:33:22.387Z, mis à jour 2016-10-29T19:33:23.633Z

Lewis Hamilton a signé la 59e pole position de sa carrière, au termes de qualifications un peu disputées. Il partira devant son coéquipier Nico Rosberg. Les Mercedes devront se méfier des Red Bull, qui miseront sur une stratégie agressive.

Lewis Hamilton (Mercedes) a glané la 59e pole de sa carrière au Mexique. Dominateur malgré les menaces Red Bull et Ferrari, l’Anglais s’élancera devant un Nico Rosberg quelque peu miraculé. Max Verstappen et Daniel Ricciardo se partageront la deuxième ligne mais ils partiront en super tendres, contrairement aux Flèches d’argent.

Hamilton, 59e

Ce fut un peu chaud, au propre comme au figuré, lors des qualifications du GP du Mexique. Ferrari puis Red Bull ont fait douter les Mercedes jusqu’à la Q3, finalement remportée par Lewis Hamilton, impérial lors de sa première tentative. Largué pendant tout le week-end, Nico Rosberg est sorti de sa boîte dans son dernier tour pour venir loger sa monoplace derrière celle de son coéquipier. Leader du championnat, il se contentera clairement d’une deuxième place dimanche. Mais, derrière, les Red Bull de Max Verstappen et Daniel Ricciardo n’ont sans doute pas dit leur dernier mot. Car le Néerlandais et l’Australien opteront pour une stratégie très agressive, comme à Austin, avec un départ en super tendres, contre des tendres pour les Mercedes. Au départ, sur la ligne droite, il pourrait donc bel et bien y avoir du grabuge, d’autant que la température de la piste, déterminante, reste incertaine.

Rosberg salue le tour de Lewis

Comme à Austin, Nico Rosberg a tenu à souligner la prestation de Lewis Hamilton, « Le tour de Lewis a été brillant, contrairement au mien. Mais j’ai pu tout arranger à la fin pour me hisser en première ligne. » Ce à quoi l’intéressé répond, « C’est toujours difficile de sortir le bon tour quand ça compte. C’est un grand défi. » Sa motivation pour la course ? « Je vais essayer de faire la même chose que dimanche dernier. La voiture est très bonne et je suis pressé à l’idée de courir. » Dans l'optique du championnat, l’Anglais n’a plus trop le choix : gagner et prier.

« J’en ai ras le bol de faire des miracles »

« Je ne sais pas ce qui se passe », « la voiture était inconduisible », « j’en ai ras le bol de faire des miracles » : Romain Grosjean en avait gros sur le cœur au sortir de la Q1, au terme de laquelle il a signé… le dernier chrono ! Le Français ne comprend rien à sa Haas et à ses écarts de performance, variant d’une séance à l’autre. Déçu, il devra une nouvelle fois s’employer lors de la course pour réaliser ce qu’il appelle « un miracle ». Pour lui, partir derrière les Manor est inadmissible, surtout quand on sait que Pascal Wehrlein est parvenu à emmener la sienne en Q2. Une belle performance pour lui, quand bien même nous aurions préféré voir Esteban Ocon à sa place. L’autre Français de la grille a signé le 20e chrono.

Pérez, une erreur fatale pour la Q3

A domicile, Sergio Pérez (Force India) n’a pas vu la Q3, la faute à une petite erreur dans le premier virage ayant conditionné le reste de son ultime tour. Une bévue puisque Nico Hulkenberg, son coéquipier, a tout donné pour terminer cinquième, se payant le luxe de battre les Ferrari de Kimi Räikkönen et Sebastian Vettel. On croyait d'ailleurs la Scuderia capable de bien figurer pour la pole, mais l’asphalte de plus en plus chaud a visiblement eu raison de la performance de ses gommes. A l’arrivée, c’est une nouvelle déception pour l’écurie italienne. Valtteri Bottas (Williams), Felipe Massa (Williams) et Carlos Sainz (Toro Rosso) complètent le top 10. A noter que le jeune espagnol s’est permis de sortir son idole Fernando Alonso (McLaren).