F1 - GP Russie 2014 : pour une fois, c'est Rosberg qui a fait le spectacle

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Nico Rosberg au GP de Russie 2014
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2014-10-12T15:28:00.000Z, mis à jour 2014-10-12T15:34:58.000Z

Lewis Hamilton vient de remporter les quatre dernières courses du Championnat. Le voilà dans une bonne position pour le titre et il laisse désormais volontiers le spectacle à Nico Rosberg.

L'Histoire de la Formule 1 nous a appris que ce n'est pas forcément ceux qui faisaient le spectacle qui étaient titrés à l'arrivée. Et qu'un Championnat se gagnait autant aux fulgurances qu'à la constance. Si la première moitié de la saison en cours a montré que Rosberg était roi, soit celui qui régnait, et qu'Hamilton était son Bouffon, soit celui qui amusait, les choses se sont inversées. Avec quatre courses remportées de rang, l'Anglais reprend la mainmise au meilleur des moments. Mais c'est Rosberg qui fait vivre la Russie, dimanche.

Rosberg n'a plus l'ascendant psychologique
Nico Rosberg est désormais dans la peau du chasseur, et ce n'est pas forcément celle qui semble lui convenir le mieux. Depuis l'épisode de Spa, il semble avoir perdu pied, comme si les sifflets du public résonnaient encore dans sa tête. On l'a vu à Monza où, coupable de deux sorties de piste au même endroit, il s'est fait prendre par Hamilton. La semaine dernière, à Suzuka, il ne s'est pas réellement battu sur la piste mouillée, alors qu'il avait la pole. A Sotchi, il pensait bien faire en attaquant d'entrée. Certes, il a passé Hamilton, mais au prix d'une agressivité induisant un gros blocage de roues et, plus grave, un passage par les stands au terme du premier tour.

Rosberg a fait le spectacle
Malgré ce léger contretemps, Nico Rosberg a quand même fini deuxième de la course, après une remontée impressionnante. Remontée qu'il doit, d'une part, à sa monoplace et, d'autre part, à une piste peu abrasive. Car ses gommes, alors les plus dures du week-end, ont tenu 51 tours. Ce n'était pas gagné d'avance, malgré les consignes de Mercedes. Mais quand son écurie a commencé à douter, l'Allemand a enchaîné les temps rapides. Quand son ingénieur lui a dit "On passe au plan B", sous-entendu "Il va falloir ravitailler", Rosberg n'a pas abdiqué. Pour ainsi dire, il n'a même pas eu à contenir un Bottas ayant signé le meilleur tour en course juste avant le drapeau à damiers.

Mais il va falloir regagner
Au Championnat, Nico Rosberg pointe désormais à 17 longueurs de Lewis Hamilton. C'est à la fois peu et beaucoup. Mais il a surtout remporté cinq Grands Prix de moins que son coéquipier. Avec les points doublés à Abu Dhabi, le titre se jouera probablement là-bas. Toutefois, Nico Rosberg doit mettre fin à l'ascendant du Champion du Monde 2008 au plus vite. L'idéal serait qu'ils arrivent tous deux avec les mêmes unités au compteur, pour garantir le spectacle, en duo cette fois...