F1 : Le Grand Prix de France à nouveau dans l'impasse

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F1
Par Bertrand QUERNE|Ecrit pour TF1|2009-01-29T07:58:00.000Z, mis à jour 2009-01-29T07:58:00.000Z

Après que les sénateurs aient voté "en catimini" un amendement express vendredi dernier, l'éventuel futur GP de France de Formule 1 se retrouve au point mort après que les députés aient décidé de voir les choses autrement ce mercredi.

Depuis une petite semaine, les députés et les sénateurs se renvoient la balle pour décider l'autorisation de la construction d'un circuit de Formule 1 aux portes de Paris, sur le site de Flins-Les Mureaux dans les Yvelines, et pouvant accueillir le futur Grand Prix de France du championnat du monde de Formule 1 (épreuve jusqu'à maintenant disputée sur le circuit de Nevers-Magny-Cours et supprimé cette année).

Vendredi dernier, ce sont les sénateurs qui avaient adoptés les premiers, dans le cadre du plan de relance, l'amendement prévoyant la construction de ce circuit. Mais ce mercredi, changement radical : une commission paritaire mixte, et composée à la fois de sénateurs et de députés chargés d'établir une version de compromis, a finalement fait machine arrière et a purement et simplement supprimé l'amendement. Pourtant au départ de cette rocambolesque affaire, le Ministre de la relance Patrick Devedjian s'était dit lui être "très favorable" à cet amendement.

Mais des députés PS et Vert ont ainsi réussi à inverser la tendance. "Il s'agit d'un amendement du gouvernement déguisé en amendement UMP, qui valide l'installation du Grand Prix de F1 dans les Yvelines au détriment de Magny-cours, soit 400 emplois en moins pour la Nièvre", a déclaré Bariza Khiari, élue PS de Paris. Quant à Jean Desessard, Sénateur vert de Paris, pour lui : "C'est le lobby de la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile) qui agit pour cet amendement totalement nuisible pour l'environnement, sans aucun intérêt économique pour la collectivité mais bien dans l'intérêt financier de quelques intérêts privés".
Les retombées économiques d'un événement comme un Grand-Prix sont évaluées à 63 millions d'euros dont la plus grosse partie pour les hôtels et les commerces de la région.

Le projet semble désormais revenu au point mort. Et ce d'autant plus que l'association Alliance pour la Planète regroupant des organismes prestigieux et habitués à se faire entendre tels que Greenpeace, les Amis de la Terre et WWF s'impatientent. Ce collectif estime que ce projet porte atteinte à l'environnement de terres destinées à l'agriculture biologique.

Gilles Gaignault