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F1 – Grand Prix du Mexique 2016 : Rosberg a-t-il la chance du champion ?

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Nico Rosberg (Mercedes)
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-10-25T09:35:23.585Z, mis à jour 2016-10-25T09:35:27.416Z

Nico Rosberg (Mercedes) va aborder le Grand Prix du Mexique avec une chance concrète de titre. L’Allemand préfère la repousser. Mais il semble avoir le vent en poupe.

Il a beau subtilement éviter de la commenter, Nico Rosberg (Mercedes) va affronter une première véritable chance de couronne. A Mexico, terre de son premier triplé en carrière – en 2015, il y a empoché la pole, le meilleur tour en course et la victoire – le vice-champion du monde décrochera le titre s’il couple un succès à une dixième place de son rival Lewis Hamilton. L’opportunité est infime mais mathématiquement possible. Et au-delà de tous les calculs souvent insignifiants en amont, l’Allemand est surtout installé dans une spirale positive. Celle recherchée par les candidats en quête du graal. La fameuse « chance du champion ».


« Il en faut toujours un peu »

Difficile à quantifier, elle n’a jamais été une valeur unanime. Mais elle a souvent existé dans la bouche des plus grands de l’histoire. "Ce n’est jamais facile de gérer une avance aussi grande, surtout face à Lewis Hamilton, qui pense que tout est contre lui, ce qui est vrai aujourd’hui. De son côté, Nico a pour le moment la chance du champion, mais il en faut toujours un peu", avait d’ailleurs confié Alain Prost aux micros de Canal+, après le Grand Prix du Japon. Elle n’est peut-être qu’une impression globale. Cette année, elle a été gonflée par les multiples défaillances techniques de la W07 du Britannique, forcément plus marquantes pour les spectateurs puisque « King Lewis » est un triple champion du monde influent et populaire. Mais elle est certainement intervenue en faveur de Rosberg lors de la dernière manche, à Austin.


« Ce petit coup de pouce est arrivé au bon moment »

Aux Etats-Unis, le n°1 mondial a largement profité d’un scénario favorable. Grâce à un arrêt aux stands gratuit effectué sous un régime de voiture de sécurité virtuelle apparu inutilement selon certains –Max Verstappen avait pris soin de ranger sa Red Bull dans les normes- le résident monégasque a pu reprendre la deuxième place, sécurisante pour sa quête, à Daniel Ricciardo (Red Bull). "Cela fait partie de la stratégie, n’est-ce-pas ?  Dans cette situation, vous savez qu’il y a toujours une petite chance de bénéficier de ce genre de scenarios. J’aurais certainement eu une belle opportunité à la fin de la course. Nous pensions que le delta était suffisant pour le passer. Mais c’est le jeu. Evidemment, ce petit coup de pouce est arrivé au bon moment pour moi", a confié Rosberg. Lui-même en est conscient.


Chance du champion ou malchance du second ?

Pour son seul rival, le sentiment est inverse. Même lorsqu’il mène, Hamilton s’inquiète. "J’ai craint le même scénario qu’en Malaisie. J’ai eu le même sentiment, j’ai entendu les mêmes sons. J’ai donc été très soulagé quand la monoplace a passé la ligne", a-t-il lâché après sa victoire en terres texanes. A Sepang, il avait évoqué l’existence d’une "force supérieure voulant l’empêcher de gagner". Il s’agissait peut-être, là aussi, d’une autre action de « la chance du champion », qui semble bien avoir choisi son camp. Définitivement ?