Formule 1 - Jules Bianchi : "Sa main nous serre"

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Jules Bianchi GP Hongrie F1 2014 Marussia
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-04-13T13:00:00.000Z, mis à jour 2015-04-13T13:34:38.000Z

S'exprimant très rarement depuis l'accident de son fils Jules, Philippe Bianchi s'est confié au journal Nice-Matin, communiquant le combat quotidien du pilote français, toujours inconscient depuis le 5 octobre 2014.

Le 5 octobre 2014, la Formule 1 a été marquée par le plus grave accident depuis la mort d'Ayrton Senna, 20 ans plus tôt. Au Grand Prix du Japon, le Français Jules Bianchi était victime d'une violente sortie de piste contre un tracteur chargé d'enlever une autre monoplace. Touché sérieusement à la tête, le tricolore a frôlé la mort, transporté d'urgence à l'hôpital pour une hémorragie cérébrale, puis transféré chez lui, à Nice. Peu bavarde, sa famille communique dans de rares interviews, comme cette dernière, accordée à Nice-Matin ce 12 avril 2015.


« À certains moments, il est plus actif »

« C'est déjà le jour et la nuit. Là-bas [ndlr : Au Japon], quand nous sommes arrivés, avec la maman de Jules, il n'y avait plus d'espoir. Le pronostic était alarmiste. On parlait de lésions irréversibles » affirme Philippe Bianchi au journal niçois , « pour l'instant, il reste inconscient, dans le coma. D'un point de vue médical, son état est stable. Il est assez autonome. Pas de problème physique. Tous ses organes fonctionnent normalement, sans assistance. »

« On espère une nouvelle évolution. La prochaine, ce serait qu'il sorte du coma » espère son père Philippe, « de temps en temps, à son chevet, on voit qu'il se passe des choses. À certains moments, il est plus «actif», il bouge plus, sa main nous serre... Mais s'agit-il de simples réflexes ou de vraies réactions? Difficile de savoir. »

« Pour tout dire, ce genre d'accident, je pense que ça frappe plus qu'une vraie mort » assure-t-il, « la souffrance est incessante. Une torture quotidienne. On lui transmet notre amour, celui de tous les gens qui lui envoient des messages. » Le père de Jules avoue également ne plus pouvoir assister à une course de F1, se considérant « incapable de replonger dans cette ambiance », prenant tout de même le temps de former deux espoirs en karting, lui rappelant toutefois « une foule de souvenirs difficiles à supporter ».

Enfin, « le plus important, pour stimuler Jules, c'est qu'il sente une présence constante à ses côtés », et « qu'il soit suivi par d'excellents spécialistes ». Philippe Bianchi réaffirme que la famille restera discrète : « nous donnerons des nouvelles quand il y en aura, bonnes ou mauvaises. ».

#ForzaJules.

Retour sur l'espoir Jules Bianchi, qui rêvait de Ferrari en 2011