F1 : Jules Bianchi réalise "de tout petits progrès" selon son père

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Dans une interview accordée au média italien Gazzetta Dello Sport, Philippe Bianchi a fait un nouveau point sur l'état de santé de son fils, Jules, victime d'un terrible accident lors du Grand Prix de Formule 1 du Japon le 5 octobre 2014.

Plus de deux mois après avoir sur l'état de santé de Jules Bianchi, victime d'une le 5 octobre dernier lors du Grand Prix de Formule 1 du Japon, la famille du pilote français s'est à nouveau exprimé ce mardi 10 mars via une interview accordée par Philippe Bianchi, le père de Jules, à nos confrères italiens de la Gazzetta Dello Sport. Et force est de constater que les nouvelles ne sont pas forcément bonnes, malheureusement.

"Jules se bat et il est fort"
"Il y a de tout petits progrès mais il faut être patient, très patient", a d'abord confié Philippe Bianchi au quotidien sportif italien. Avant d'ajouter : "Jules ne s'est pas encore réveillé et les docteurs ne peuvent se prononcer tant qu'il reste dans cet état. Il pourrait se réveiller, tout comme il pourrait rester dans cet état".

Si la situation ne semble donc guère évoluer sur le plan médical, le père du jeune pilote niçois est sûr d'une chose : "Jules se bat et il est fort. Son état physique est bon. Nous nous battons aussi, à ces côtés et pour lui. Vivre ainsi, pour sa maman, son frère, sa sœur et moi, c'est inhumain. Mais nous devons être forts pour lui".

"La vie doit continuer"
Afin d'avancer malgré des derniers mois très éprouvants, Philippe Bianchi retourne depuis quelques temps à ses premiers amours, les sports mécaniques. Mais là encore, son fils Jules occupe forcément toutes ses pensées. "J'ai recommencé à aller à des courses de karting, à suivre des jeunes pilotes dont je m'occupe. Fouler à nouveau ces pistes où j'ai été tant de fois avec Jules me rappelle à tout instant une foule de souvenirs. Mais la vie doit continuer".

Très touchant mais aussi franc dans ses propos, le père de Jules n'accepte cependant pas que son fils soit tenu comme de son accident par la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), comme le laissait très clairement entendre les conclusions d'une enquête menée quelques semaines après le Grand Prix du Japon. "Nous ne savons toujours pas ce que nous allons faire mais ce n'était certainement pas une situation de course normale. Si quelqu'un est responsable pour cela, il devra payer, sans aucun doute".

"Les supporters et beaucoup de pilotes ne nous oublient pas, cela fait plaisir", préfère-t-il retenir. "Fernando Alonso, Felipe Massa, Jean-Eric Vergne et tant d'autres se manifestent régulièrement, et même des tout jeunes pilotes comme Raffaele Marciello ou Antonio Fuoco".

Un accident terrible
Pour rappel, Jules Bianchi a été victime d'une terrible sortie de piste survenue le dimanche 5 octobre 2014 lors du Grand Prix de Formule 1 du Japon. A bord de sa Marussia, le pilote français a violemment percuté la dépanneuse venue retirer la Sauber d'Adrian Sutil, sorti au même endroit un tour plus tôt. Le Niçois a par la suite été pris en charge par le centre médical de Yokkaichi qui a diagnostiqué "".

Rapidement placé dans le coma artificiel par les médecins, le pilote de 25 ans avant d'être rapatrié au centre hospitalier de Nice où il est toujours hospitalisé à ce jour, "inconscient mais capable de respirer sans assistance".

Depuis ce drame, la sécurité en Formule 1 a une nouvelle fois été renforcée, l'intervention de la voiture de sécurité ou du drapeau rouge (pour les essais) étant devenue quasiment systématique à chaque sortie de piste ou problème mécanique.

Il est toutefois dommage que la réaction soit - très - souvent préférée à la prévention...

Reportage vidéo Automoto : Jules Bianchi chez Ferrari à l'aube de son entrée en F1 (2011)




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