F1 - Jules Bianchi : Il y a un an, son tragique accident

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Le pilote français Jules Bianchi dans le cockpit de sa Marussia lors du Grand Prix de Formule 1 d'Italie 2014.
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-10-05T13:32:55.871Z, mis à jour 2015-10-05T13:42:48.370Z

Le 5 octobre 2014, la Formule 1 était victime de son plus grave incident en course depuis 20 ans. Le pilote Jules Bianchi percutant une grue d’enlèvement, s’en sortait dans un état grave, avant de décéder le 17 juillet 2015.

Le 1er mai 1994, la mort d’Ayrton Senna – qui suivait celle de Roland Ratzenberger la veille – relançait le débat sur la sécurité en Formule 1 et tout le monde s’accordait à dire : « Plus jamais cela ». Malheureusement, 20 ans plus tard, la catégorie reine du sport automobile fut de nouveau durement frappée.


Un accident effroyable

Le 5 octobre 2014, le Grand Prix du Japon se déroule sous une pluie battante, laissant hésitant la direction de course. Décalé, le départ est finalement donné malgré une météo inchangée. Mais après un redoublement des précipitations sur le circuit de Suzuka et la lumière s’abaissant face à une nuit tombante, les pilotes se fatiguent et partent à l’erreur.

Adrian Sutil en fait partie, partant en aquaplanning à la sortie des S de Senna – ironie de l’histoire… -  et envoyant sa Sauber dans le mur de pneus. Immédiatement, les drapeaux jaunes sont déployés et une grue vient enlever la monoplace du pilote allemand. Mais quelques instants plus tard, Jules Bianchi est victime d’une sortie similaire dans le virage 7, mais sa Marussia glisse dans la direction de la manœuvre des commissaires, percutant de plein fouet l’engin. L’impact est tel que la grue se soulève, et malheureusement, le Français est touché gravement à la tête, inconscient.

La direction de course reste muette, laissant les téléspectateurs et médias dans l’attente pendant des dizaines de minutes, avant des premières déclarations annonçant le transport à l’hôpital du pilote dans en condition critique.


Aucune amélioration, et la disparition

Emmené donc à l’hôpital Mie de Yokkaichi et opéré, Jules Bianchi souffre d’une lésion axonale diffuse, un grave traumatisme crânien, et son pronostic vital est engagé dans les premières heures suivant l’accident, avant d’être stabilisé.

Dans le coma et restant en état critique, le pilote niçois ne se réveillera jamais, malgré un transfert auprès de sa famille à Nice, le soutien des pilotes, écuries, des passionnés. Jules Bianchi décéda le 17 juillet 2015. En hommage, la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) décida de retirer le numéro 17 du pilote, qui ne pourra plus jamais être réattribué.

Quelles mesures ?

En réponse à cet accident, de nombreux débats sur la sécurité ont été lancés. Parmi les réponses concrètes, la F1 a introduit la voiture de sécurité virtuelle, limitant la vitesse des monoplaces en cas d’incident en course. En parallèle, dès l’intervention d’un engin d’enlèvement, un drapeau rouge est déployé afin de ne prendre aucun risque.

Pour un futur proche, et surtout depuis la mort de Justin Wilson en Indycar percuté par un débris en vol, la FIA réfléchit sérieusement à un dispositif permettant de protéger la tête des pilotes, sans aller vers un cockpit fermé ni une bulle en plexiglas.


Portrait de Jules Bianchi en 2011