F1 – Porte ouverte à Bottas, retour de Massa, arrivée de Vettel : le point sur la situation de Mercedes

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Bottas, Massa, Vettel
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-12-16T10:08:49.410Z, mis à jour 2016-12-16T10:08:56.116Z

Nico Rosberg a annoncé sa retraite anticipée il y a deux semaines et Mercedes n’a toujours pas officialisé son remplaçant. Mais l’écurie allemande l’a déjà trouvé. Valtteri Bottas, pilote Williams, semble être le bon compromis, mais…

Indirectement, le champion du monde 2016 a peut-être entraîné un jeu de chaises musicales durable et de grande ampleur. Voici pourquoi.


Bottas, cible prioritaire

A Brackley, base de l’écurie Mercedes, l’aiguille de l’horloge tourne plus vite qu’ailleurs. Depuis l’annonce surprise de son champion du monde Nico Rosberg, les jours s’égrènent et le temps est compté. Les dirigeants de la première force du plateau tentent de boucler l’arrivée de son remplaçant, en minimisant la perte sportive au milieu d’une grille statique depuis les quelques transferts survenus en fin de saison.


Pascal Wehrlein, jeune poulain couvé par la firme à l’Etoile, n’ayant pas été jugé assez mûr pour récupérer le baquet de son compatriote, les décideurs ont jeté leur dévolu sur Valtteri Bottas, le pilote Williams. Aucune annonce ne sera faite avant le 3 janvier prochain mais le Finlandais, dont le talent a déjà fait quelques preuves, a tout du bon profil : dans la fleur de l’âge (27 ans), il a déjà prouvé que ses épaules étaient devenues un peu trop larges pour la FW, et qu’il avait tout pour viser une place au sein d’une écurie de pointe. Ferrari en avait même fait le possible successeur de Kimi Räikkönen avant qu’Iceman ne prolonge son contrat.

Une juteuse remise de 10 millions d’euros

Toto Wolff, boss de Mercedes Motorsport, avait une bonne raison de s’attendre à des négociations aisées, la marque allemande fournissant, depuis 2014, ses moteurs à l’équipe britannique. Et Claire Williams, patronne de l’écurie éponyme, a largement ouvert la porte à son pilote : « Je suis très heureuse de constater qu’une écurie comme Mercedes songe à remplacer Nico par Valtteri. Nous avons toujours su qu’il était l’un des plus beaux talents en F1 et nous sommes contents de voir que la meilleure écurie de F1 le reconnaisse », a-t-elle confié sur les ondes de la BBC.


Mais le timing est serré et Williams, au sortir d’une saison 2016 décevante (seulement cinquième force du plateau, 35 points derrière Force India), acceptera tous les changements, « seulement s’ils n’affaiblissent pas l’équipe et qu’elle demeure en bonne position pour 2017 ». Le départ de Bottas constituerait forcément un appauvrissement, que l’écurie de Grove pourrait accepter en cas de retour de… Felipe Massa.

Objectif Vettel en 2018 ?

Selon l’Equipe, les dirigeants britanniques souhaiteraient compenser la perte de son pilote n°1 par l’expérience du Brésilien, surtout pour épauler le jeune Lance Stroll. L’ancien coéquipier de Michael Schumacher vient pourtant de raccrocher les gants après 3 saisons chez Williams, mais il apparaît comme le seul candidat crédible pour remplacer son récent voisin de box. Et permettrait à l’écurie de bénéficier d’une intéressante réduction de 10 millions d’euros sur la facture que Mercedes lui transmet chaque année au moment de la fourniture des moteurs…


Pour la marque triple championne du monde du monde en titre, les pertes sportives seraient ainsi mesurées, et les opportunités toujours bien ouvertes. En proposant un contrat d’un an à Bottas (qui aurait tout intérêt à le signer pour bénéficier d’une première occasion de couronne en carrière), la firme conserverait ainsi toutes ses chances d’accueillir en 2018 Sebastian Vettel, parfois désespérant, souvent désespéré avec Ferrari, et dont le contrat expire à l’issue de la saison prochaine. Comme si les candidats n’étaient pas déjà assez nombreux.