F1 : Red Bull avec des moteurs Renault en 2016 ?

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Kvyat et Ricciardo (Red Bull) au GP F1 Russie 2015
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-10-15T13:40:36.145Z, mis à jour 2015-10-15T13:40:37.620Z

Essuyant les refus de Mercedes et Ferrari pour la fourniture de leur moteur, Red Bull devrait rester en F1, a confirmé Bernie Ecclestone. Avec Renault ?

L’avenir de Red Bull serait-il enfin scellé ? Après les plaintes, refus et menaces, le patron de la F1 rassure sur la présence du taureau rouge.

La présentation de l'écurie Red Bull F1 2015 :


Bureau des plaintes

Tout avait commencé en 2014, avec l’arrivée des moteurs V6 turbo hybride. Moins performants et fiables que ceux de Ferrari et Mercedes, les blocs Renault n’ont pas satisfait l’écurie Red Bull, dont le Team Principal Christian Horner n’a pas hésité à leur donner tous les torts des mauvaises performances de ses monoplaces.

En 2015, les dirigeants de l’équipe au taureau se plaignant encore des moteurs de Viry-Châtillon, Renault a pris les devants en réfléchissant sur l’abandon de la fourniture de moteurs, et se donnant deux options, quitter la F1 ou revenir en tant qu’écurie officielle.


Après les menaces, Red Bull devant un mur

Devant ce constat, l’écurie autrichienne a poussé la rupture de contrat avec Renault (en incluant sa junior team Toro Rosso) menant vers le rachat de Lotus par le groupe Français, a demandé le moteur Mercedes cet été avec un refus catégorique, avant de se porter sur Ferrari.

La Scuderia, approchée lors du GP d’Italie en septembre, n’aurait proposé que la moteur version 2015, l’écurie ne voulant pas donner ses armes à son concurrent principal. Mais la réglementation 2016 stipulant qu’une écurie ne peut refuser de donner le dernier millésime de son bloc, Ferrari s’est logiquement rétractée.

En parallèle, Red Bull a fait pression sur la FIA et la FOM en menaçant de se retirer de la F1 si ses écuries ne trouvaient pas de moteur suffisamment performants – expliquant pourquoi Honda n’a pas été envisagé – mais se retrouve théoriquement en cette mi-octobre sans moteur pour la saison prochaine.


Red Bull-Renault, ça continue ?

Cependant, tout le monde s’est mis d’accord qu’un retrait de Red Bull ne ferait du bien à personne, déjà au groupe devant rompre son contrat avec la F1 moyennant des dizaines de millions d’euros, ni à la course avec deux écuries en moins (même si Haas débarque). Ainsi au GP de Russie il y a quelques jours, Bernie Ecclestone – encore président de la FOM pour quelques semaines – a rencontré Christian Horner pour discuter de l’avenir. Se confiant au média Autosport, il aurait déclaré que "l'affaire est classée".

Devant les refus de Mercedes et Ferrari, qui luttent pour la tête du championnat, il est très probable que Red Bull se rabatte vers la seule solution restante : Renault. Cependant, la firme au Losange avait annoncé le 15 septembre au Salon de Francfort via le PDG Carlos Ghosn que Renault<em>"fournisseurs de moteurs, c'est terminé"</em>. Etait-ce alors une réponse à la menace du départ de Red Bull ou une décision ferme ?

Autre rumeur, Toro Rosso aurait pu conclure un accord avec Ferrari, puisque l'écurie "B" de Red Bull n'est pas directement rivale de la Scuderia.


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