F1 - Red Bull : pour Newey, le retour aux pneus de 2012 a beaucoup aidé

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Sebastian Vettel (Red Bull) quadruple champion de F1 lors du GP Inde le 27 octobre 2013
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2013-12-29T09:46:00.000Z, mis à jour 2013-12-29T12:03:07.000Z

Adrian Newey estime que Pirelli a beaucoup aidé son écurie Red Bull en revenant aux pneus de 2012 après les nombreux problèmes d'éclatement essuyés par ceux de 2013.

Adrian Newey, l’ingénieur derrière les quatre titres de Champion du Monde de Red Bull, ne s’en cache pas : si sa voiture a dominé la deuxième partie de saison c’est grâce à la décision de Pirelli de revenir aux gommes utilisées en 2012.

Un début de saison serré
Après cinq courses, Alonso et Vettel avaient un point commun : celui d'avoir remporté deux Grands Prix. Autant dire qu’à ce stade de la saison, personne n’imaginait l’Allemand terminer avec neuf succès de rang. Adrian Newey ne l’a pas oublié, "Je pense que que nous avons eu un début de saison très serré. Ferrari a commencé fort et Mercedes est devenu très fort, et en août, nous sentions que cela allait être rude." indique le directeur technique à Autosport.

Les pneus ont tout changé
Pour Adrian Newey, qui ne connaissait pas le niveau de sa monoplace au début de l'exercice, le retour aux pneus de 2012 a changé la donne : "Je pense que nous avons eu quelques maigres améliorations sur la voiture, Pirelli est également retourné aux pneus de 2012 qui convenaient mieux à la voiture et tout a tourné en notre faveur." La suite, tout le monde la connait puisque Red Bull et Vettel ont glané les titres Constructeurs et Pilotes, respectivement.

La chance de certaines écuries
Beaucoup d’équipes ont naturellement pesté contre le changement de gommes, mais Adrian Newey pense que c’est de la bêtise, "Bien sûr, il y a eu beaucoup de remous à cause du lobbying de certaines écuries pour rester avec les pneus de 2013 car elles avaient développé intelligemment leur voiture à partir de ces pneus. Nous jouons tous à ce jeu, mais nous savons tous que c’est de la connerie car personne ne savait comment les gommes allaient se comporter. Nous avions seulement eu une session très rapide en Essais libres 1 au Brésil [en 2012] avec une température sur la piste à 50°C et c’était tout. Certaines ont eu de la chance, certaines ont souffert. Nous étions dans le groupe de celles qui ont souffert."

Il reste à voir comment Adrian Newey va dompter les changements de 2014.