F1 : (Quand) Renault va-t-il racheter Lotus ?

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Lotus F1 Romain Grosjean Belgique 2015
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-08-27T13:41:37.219Z, mis à jour 2015-08-27T14:32:11.210Z

En marche depuis des mois, le retour de Renault en Formule 1 devrait s’orchestrer via l’écurie Lotus en pleine crise, dont l'annonce pourrait intervenir dans les prochains jours

Lotus va mal, très mal. Factures non payées aux fournisseurs, puis à Pirelli début août ; encore cette semaine, l’écurie d’Enstone a été frappée par un nouvel épisode judiciaire au circuit de Spa-Francorchamps à son arrivée au Grand Prix de Belgique, son paddock ayant été mis sous scellé après la poursuite du pilote français Charles Pic, n’ayant pas eu ses essais pourtant inclus dans le contrat.

La Lotus Exige LF1, dans la livrée des monoplaces de F1


L’équipe cherche désespérément un sauveur, alors qu’elle possède l’une voire la meilleure des structures en Formule 1, et a prouvé que sa monoplace E23, malgré un arrêt du développement, pouvait grimper sur le podium, preuve avec Romain Grosjean ce dimanche 23 août.

Le retour, sinon rien

De l’autre côté, Renault cherche à revenir en F1. Jugeant son investissement de motoriste non visible après la revente de l’écurie à Lotus en 2009, le constructeur hexagonal a posé deux issues possibles : se retirer complètement après la fin de contrat en 2016 avec Red Bull, ou y aller à 100%, en tant qu’écurie. Depuis plusieurs semaines, c’est bien la seconde solution qui semble se concrétiser.

Atout en faveur du retour, Renault inclurait le cercle fermé des écuries historiques avec Mercedes, Ferrari, Williams, McLaren et Red Bull, un statut donnant un bonus financier – négocié avec le patron de la FOM Bernie Ecclestone, allant de 10 millions d’euros pour Williams, à 97 millions pour Ferrari.

Le soutien de Total et Infiniti serait également un élément clé pour la décision selon le magazine Auto Hebdo dans son dernier numéro du 26 août 2015.

Lotus dans le viseur

Mais via quelle écurie ? Si la création d’une nouvelle structure n’a aucun sens en termes de temps et de finances, le rachat est inéluctable. Red Bull ayant terni les relations en rejetant la faute sur le moteur, Force India n’étant pas très au point, Toro Rosso ayant refusé, Sauber trop… suisse, Lotus est devenue la priorité du Losange, une idée à laquelle le dirigeant de Genii et Team Principal de l’écurie Gérard Lopez est favorable.

« Nous continuons à transmettre à Renault tous les documents nécessaires au processus de rachat » déclarait le directeur adjoint Federico Gastaldi au micro de Canal+, « nous sommes confiants, ils vont revenir très rapidement vers nous. Pour nous ce serait un atout majeur qu’ils reviennent à Enstone, c’est certain ». En parallèle, Red Bull voudrait se séparer des blocs Renault pour Mercedes dès 2016.

Annonce dès la semaine prochaine ?

Toujours selon Auto Hebdo, ce ne serait qu’une question de détails et donc de jours, notamment la dette de l’écurie de 25 millions d’euros. Renault devrait mettre 50 à 60 millions d’euros sur la table (étalé sur 10 ans) pour détenir 60% des parts de Lotus F1, avec l’aide d’Alain Prost prenant 10% selon les dernières informations.

Sans véritable Team Manager, l’écurie serait ainsi réunie très probablement sous la coupe de Cyril Abiteboul, actuel directeur de Renault Sport F1 et ancien directeur de l’écurie Caterham, disparue cette saison.

L’accord devrait être trouvé d’ici le Grand Prix d’Italie, la semaine prochaine à Monza.