F1 : retour sur 4 Grand Prix du Brésil qui ont marqué l'histoire

F1 : retour sur 4 Grand Prix du Brésil qui ont marqué l'histoire
Ce dimanche 9 novembre, le tracé d'Interlagos au Brésil sera le théâtre de l'avant-dernier Grand Prix de la saison 2014 de Formule 1. Un lieu extraordinaire où des courses de légende ont marqué l'histoire de la catégorie reine du sport automobile, que ce soit par des exploits ou de terribles accidents. Retour sur quatre courses qui sont encore présentes dans nos esprits aujourd'hui.

1991 : Le chef d'œuvre de Senna

C'est sans aucun doute l'une des plus belles victoires de sa carrière, voire même LA plus belle. La plus mythique et la plus éprouvante, aussi. Ce dimanche 24 mars, Ayrton Senna est littéralement devenu le dieu vivant de la Formule 1 en surpassant les limites de sa machine afin de décrocher son premier succès sur ses terres brésiliennes.

Parti en pole position, "Magic" Senna garde son avantage sur son rival britannique Nigel Mansell et les deux hommes oublient leurs rivaux pour se livrer un nouveau duel dans leur longue histoire commune. Mais à chaque passage, le Britannique se montre plus véloce que le Brésilien et se rapproche de la McLaren n°1 avant de partir à la faute à douze tours de l'arrivée.

A ce moment-là, Senna semble avoir vaincu la malédiction qui le frappait à chaque Grand Prix du Brésil. Mais le quatrième rapport de sa boîte de vitesses ne fonctionne plus depuis plusieurs boucles déjà. Les choses s'empirent au fil des tours avec l'arrivée de la pluie et le Brésilien ne peut qu'utiliser le 6e rapport.

Sur le point d'abandonner à cause d'une douleur physique intense et psychologiquement atteint, Senna montre alors qu'il est divin en repoussant une nouvelle fois ses limites et en arrachant une victoire provoquant une liesse populaire sans commune mesure. L'émotion et la fatigue sont à leur paroxysme et le Brésilien hurle dans son casque avant de perdre connaissance pendant quelques instants. Souffrant le martyr, il n'a même plus la force de déplier le drapeau brésilien qu'il a dans son cockpit mais puise dans ses dernières réserves pour monter sur le podium et communier avec son peuple. La légende était déjà en marche, le mythe a commencé ce dimanche 24 mars 1991.

>> Le dernier tour d'Ayrton Senna lors du GP du Brésil 1991

>> Le podium du GP du Brésil 1991

2003 : Un rappel à l'ordre pour la sécurité

C'est le genre de Grand Prix dont on n'aime pas se rappeler mais qui doit renforcer les bases de la Formule 1 en matière de sécurité. Ce dimanche 6 avril 2003, une forte pluie tropicale s'invite - une fois encore - sur le tracé d'Interlagos, provoquant le départ de la course sous le régime de la voiture de sécurité.

La meute lâchée au 9e tour, la piste détrempée demeure tout de même piégeuse et plusieurs pilotes se font surprendre, dont Michael Schumacher, qui frôle le drame en s'arrêtant miraculeusement à côté de la dépanneuse venue dégager une autre monoplace. La course est alors neutralisée à trois reprises mais le pire est encore à venir.

Au 53e tour, Mark Webber se fait piéger par la pluie toujours aussi forte et tape violemment le rail de sécurité. La Jaguar de l'Australien est littéralement détruite et les débris sont omniprésents sur la piste. La voiture de sécurité est alors une nouvelle fois lancée... mais trop tard puisque Fernando Alonso percute de plein fouet un pneu détaché de la monoplace britannique. La course est stoppée par le drapeau rouge et l'Espagnol est immédiatement pris en charge par l'équipe médicale pour des blessures à la jambe.

Troisième au moment de l'arrêt de l'épreuve, celui que l'on surnomme affectueusement le Taureau des Asturies ne figure pas sur le podium aux côtés de Kimi Räikkönen et Giancarlo Fisichella. Déclaré vainqueur dans la confusion, le Finlandais verra sa position inversée avec celle de l'Italien par la FIA cinq jours plus tard, le dernier cité ayant dépassé son rival avant l'ultime neutralisation. Mais l'essentiel est ailleurs...

Cette course difficile montre à quel point la sécurité doit être renforcée en Formule 1. Des efforts seront faits jusqu'à aujourd'hui mais le risque zéro n'existe pas comme le rappelle

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