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Face à la pression européenne, Ségolène Royal pourrait bannir des Renault et Volkswagen diesels

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Renault Clio 2017 Zoom
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-11-25T16:40:57.026Z, mis à jour 2016-11-25T16:41:02.712Z

Jeudi 24 novembre, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, a été pressé par la Commission européenne au sujet du dieselgate. Elle serait prête à bannir du territoire certains modèles trop polluants.

A Strasbourg, la ministre a subi les pressions de la Commission. Et tenté de raffermir ses positions.


Ségolène Royal a presque été placée sur le banc des accusés. Soupçonnée de défendre le constructeur français Renault, la ministre s’est défendue avec une relative fermeté. Les résultats d’une enquête de la Direction Générale de la Concurrence, de la consommation et de la Répression des Fraudes a été transmise à la justice et une autre étude, commandée à l’Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles pourraient conduire la dirigeante à « procéder à des retraits de mise sur le marché ».

Retirer les homologations ?

Autrement dit, si les données délivrées par la justice et le bilan de l’étude -effectuée sur trois véhicules de Volkswagen, autant de Renault et un de PSA- sont négatifs, Ségolène Royal pourrait purement et simplement interdire ces modèles sur le territoire, en retirant leurs homologations. 

L’autre option ? « Demander aux constructeurs ce qu’ils veulent faire pour se mettre en conformité », a-t-elle tempéré dans un premier temps, avant d’enfoncer le clou : « Le réflexe des Etats est de protéger leurs constructeurs, ce n’est pas ce que j’ai fait. J’assume les conséquences ».

Logiciel truqueur ou « d’optimisation » ?

Si l’ancienne candidate à l’élection présidentielle est pointée du doigt, c’est aussi parce que d'importantes suspicions planent autour d’un possible artifice truqueur utilisé par la firme au Losange. Aucune triche de la part de la marque française n’a pour l’instant été révélée, mais plusieurs tests ont déjà montré une défaillance du système antipollution lors des tests d’homologation. « Il ne s’agit pas d’un logiciel truqueur, mais d’une optimisation », a défendu Royal. De quoi détendre, un peu, l’étreinte qui entoure Renault. Avant la publication des résultats, qui devraient survenir à la fin du mois de décembre.