Ferrari 250 GTO 1962 : vers une enchère record ?

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Ferrari 250 GTO châssis 3851GT produit en 1962, vendu aux enchères le 14 août 2014 par Bonhams en Californie.
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2014-08-13T15:59:00.000Z, mis à jour 2014-08-13T16:12:44.000Z

Demain jeudi 14 août, un exemplaire de la Ferrari 250 GTO sera mise en vente aux enchères de Bonhams à The Quail en Californie (États-Unis). Estimée au-delà des 50 millions d'euros, elle pourrait devenir la voiture la plus chère du monde.

Entre Gooding, Bonhams et RM Auctions, les enchères qui se dérouleront en cette fin de semaine en Californie pourraient dépasser le milliard de dollars de transactions selon les estimations, soit 745 millions d'euros. Parmi les très nombreuses voitures proposées, une se détache particulièrement : une Ferrari 250 GTO.

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Le bijou automobile
Actuellement la plus réputée des automobiles de collections, la 250 GTO a vu ses exemplaires passés sous le marteau vendus à plusieurs dizaines de millions d'euros, le dernier en date ayant coûté plus de 38 millions d'euros à son nouveau propriétaire.

La prochaine, le châssis 3581GT, sera vendu par Bonhams lors de l'évènement The Quail en Californie (Etats-Unis), ce 14 août 2014. Selon les estimations, le prix de vente pourrait atteindre 60, voire 75 millions de dollars, soit plus de 55 millions d'euros. Cette 250 GTO deviendrait alors la voiture la plus chère du monde.

Pour précision, le coupé sportif date de 1962, et est la 17è des 39 Ferrari 250 GTO produites. Comme ses sœurs (sauf 4 ayant adopté un autre bloc 4 litres), cette beauté transalpine est mue par le V12 3 litres de 303 chevaux, pour un poids de 880 kg.


L'histoire de l'auto
Le passé de cet exemplaire a vu 4 propriétaires différents dans ses 4 premières années. D'origine en livrée grise, elle fut pilotée par son premier propriétaire, le Français Jo Schlesser, et son compatriote Henri Oreiller, remportant le Tour de France Automobile 1962. Mais ce dernier trouvera la mort à son volant le 7 octobre de la même année dans un accident lors des Coupes du Salon à Montlhéry.

Reconstruite au 7 avril 1963, elle fut détenue alors par l'Italien Paolo Colombo, un pilote amateur qui l'emmena dans 14 courses de côtes, avec 12 victoires à la clé. Puis en fin d'année, Ernesto Prinoth rachète la belle italienne et la pilote dans quelques courses en 1964, avec un accident le 6 septembre menant à trois semaines de réparations. Ne croyant plus à sa mouture, il la propose à la vente et même son V12 pour motoriser un bateau !

C'est là qu'intervient Fabrizio Violati, qui acquiert la Ferrari 250 GTO pour 2,5 millions de lires, ce qui représenterait aujourd'hui 27.500 euros. L'Italien l'a possédée et entretenue parfaitement jusqu'à sa mort en 2010, l'ayant pilotée à de nombreuses reprises lors de courses historiques et pour son plaisir, parfois jusqu'aux limites de la machine. Aujourd'hui, c'est la famille Violati qui la détient.