La FFR délaisse Renault pour BMW

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Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2012-12-29T12:00:00.000Z, mis à jour 2012-12-29T12:22:17.000Z

La firme allemande BMW habillera le quinze de France après l'accord conclu pour quatre millions d'euros avec la Fédération Française de Rugby au détriment de Renault, son partenaire depuis cinq ans.

La Fédération française de rugby a dit oui à l'offre supérieure d'un million d'euros proposée par BMW.


Un contrat de 4 millions d'euros

Arnaud Montebourg a dû manquer de s'étouffer pour de bon en apprenant la nouvelle. La Fédération française de rugby (FFR) a mis fin à son partenariat de cinq ans avec le constructeur automobile français Renault. Les coéquipiers de Pascal Papé et Thierry Dusautoir rouleront désormais en BMW. Le constructeur allemand a signé avec le quinze de France un contrat de 4 millions d'euros. Le ministre de l'Intérieur, ardent défenseur du Made In France, n'a guère dû goûter la blague... qui n'en est pas une.


Renault refuse de jouer la surenchère

La raison de ce divorce ? Le constructeur français n'a pas souhaité augmenter son aide financière dans le sponsoring de l'équipe de France de rugby. Renault aurait choisi de maintenir son sponsoring fixé à 3 millions d'euros, et c'est donc sur ce million manquant que la différence ce serait faite. Une décision unilatérale que les dirigeants de Renault n'ont apprise qu'à la toute fin des négociations. D'où quelques grincements de dents face à cette nouvelle « brutale » qui constitue « à la fois une surprise et une déception réelle ». La firme tricolore s'est d'ailleurs fendue d'un communiqué laconique sur la situation : « Le contrat qui liait (Renault et la FFR ndlr) jusqu'au 31 décembre 2012 ne sera pas reconduit, (la FFR) ayant préféré un autre constructeur automobile. »


Renault en veut à la FFR

La marque au losange poursuit ainsi dans son communiqué : « Après plusieurs mois de négociation, Renault avait accepté à la lettre les conditions de l'offre commerciale initialement présentée par la FFR, et ce, malgré un contexte économique difficile (...) Quelques jours avant la finalisation du contrat, la FFR a fait jouer la concurrence et a demandé à Renault de s'aligner sur des offres plus conséquentes proposées par d'autres constructeurs, sans que Renault ait été informé en amont de ces négociations parallèles. Renault a naturellement refusé cette surenchère de dernière minute, estimant son statut de partenaire privilégié négligé et considérant que cette façon de procéder n'était ni convenable au plan des principes, ni acceptable au plan économique. » Le divorce semble déjà consommé chez Renault.


Avec la Société générale, Adidas et Orange, BMW est le quatrième partenaire officiel de la FFR.