Focus Automoto : La France et la F1, je t’aime, moi non plus

Focus Automoto : La France et la F1, je t’aime, moi non plus
Avec 58 éditions entre 1950 et 2008, le Grand Prix de France fait partie de l’histoire de Formule 1. Pourtant, comme le démontre sa très longue absence du calendrier depuis le départ de Magny-Cours, c’est une histoire très tourmentée qui va reprendre en 2018 au Castellet.

Ces paroles définitives ont moins de dix-huit mois. Elles ont été prononcées par le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone. "Il n’y a pas de bon circuit en France", disait-il en juin 2015 lors d’une Sky Sports, "nous avons quitté la France parce que cela ne fonctionnait pour personne. La France pourrait éventuellement obtenir le soutien nécessaire afin d’organiser à nouveau une course un jour, mais l’endroit où elle se déroulait n’intéresse personne."

Cruels, pas dénués de sens, ces propos reflètent parfaitement le rapport particulier qui a toujours animé la relation entre la France et la catégorie reine du sport automobile. Si la manche française effectuera son retour au calendrier de la F1 en 2018 sur le circuit du Paul-Ricard au Castellet (Var), les dix ans d’absence depuis la dernière épreuve organisée à Magny-Cours prouvent que rien n’a jamais été facile entre le pays inventeur de la course automobile et celle qui représente son expression la plus extrême. Coup d’œil dans le rétro.


En proie à de graves difficultés financières, le circuit nivernais jette l’éponge après l’édition 2008 et le succès de Felipe Massa. C’est l’épilogue d’un Grand Prix de France dont l’instabilité chronique aura fini par désabuser les décideurs de la catégorie reine. Rayé de la carte après 58 présences consécutives au calendrier, la manche tricolore mettra plus de dix ans pour retrouver sa place. Mais le propos de Bernie Ecclestone sur la France et la F1 rappelle que rien n’est définitif s’agissant de la France et de la catégorie-reine.


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