Formule 1 : le retour de Michael Schumacher célébré en Allemagne

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F1 - GP de Grande Bretagne
Par Bertrand QUERNE|Ecrit pour TF1|2009-07-30T10:58:00.000Z, mis à jour 2009-07-30T10:58:00.000Z

La presse allemande accueille avec joie le retour de Michael Schumacher, septuple champion du monde de Formule 1, qui va remplacer le Brésilien Felipe Massa à partir du GP d'Europe le 23 août, deux ans et demi après son départ "à la retraite".

"La légende revient", titrait ainsi le quotidien populaire Bild, qui publiait en "Une" une photo du pilote jubilant. "Un ange pour Ferrari", titrait pour sa part le quotidien berlinois Tagesspiegel qui mettait en avant le coup de pub pour l'écurie italienne, le jour même où le constructeur allemand BMW annonçait quant à lui son retrait de la F1.

"Deux enfants, sept titres mondiaux et 900 millions d'euros", mais Schumacher, malgré ses 40 ans, revient à la course F1, se félicitait Bild. "En 16 ans de carrière, il a battu tous les records. Et avec sept titres mondiaux (91 victoires en 250 courses) il est entré dans l'Histoire comme le meilleur pilote", ajoutait le journal. Son frère, également pilote de course, Ralf, a appris la nouvelle par la presse.

"Il reste de toute façon suffisamment rapide" pour remporter des courses, estimait Ralf interrogé par Bild. Rolf Schumacher, leur père, a estimé que le fait que Ferrari "a besoin de
lui, c'est super"
. "Faire de la moto est bien plus dangereux" que la F1, a ajouté le père, faisant allusion au sérieux accident de moto de Michael au printemps dernier.

"Schumi", qui était resté conseiller technique chez Ferrari, avait annoncé mercredi son retour en remplacement du Brésilien Felipe Massa, actuellement blessé.

"Il le fait pour l'équipe, c'est un joueur d'équipe", estime pour sa part le quotidien Berliner Zeitung. Mais le Tagesspiegel sonne toutefois une note d'avertissement. "Le retour de Michael Schumacher en Formule 1 va bien sûr raviver l'attention vis-à-vis de ce sport dans les semaines et mois à venir", mais "les bons vieux temps de la Formule 1 sont révolus, avec ou sans Schumacher". Le quotidien estime que la compétition est devenue trop chère, même pour les grandes marques, et que nombre de circuits ont du mal à payer les sommes énormes exigés par le "grand argentier" de la Formule 1, Bernie Ecclestone.
"Et après le retrait de Honda et de BMW, d'autres constructeurs vont suivre", estime le journal.