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General Motors ouvre un nouveau guichet de départ à 62.000 employés

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Tour General Motors
Par Bertrand QUERNE|Ecrit pour TF1|2009-02-12T15:17:00.000Z, mis à jour 2009-02-12T15:17:00.000Z

Le constructeur automobile américain General Motors devrait supprimer plusieurs dizaines de milliers d'emplois.

Le constructeur automobile américain General Motors (GM) a ouvert un nouveau guichet départ à destination de ses 62.000 ouvriers syndiqués américains, a indiqué jeudi un porte-parole à l'AFP.

Il s'agit d'une offre faite aux ouvriers affiliés au syndicat américain de l'automobile, l'UAW, dont les prestations salariales, héritées d'acquis sociaux négociés il y a plusieurs années, sont jugées par GM trop élevées et freinant sa productivité.

La proposition "est offerte à tous nos 62.000 ouvriers", a déclaré à l'AFP Tom Wilkinson, un porte-parole de GM, selon qui le groupe n'a pas d'objectif chiffré précis sur le nombre d'ouvriers qui accepteront cette offre de départ volontaire en échange de compensations financières.

"Sur ce total, 22.000 sont éligibles pour partir en retraite", a indiqué M. Wilkinson, laissant entendre que cette catégorie d'ouvriers était la plus susceptible d'accepter un départ volontaire. L'objectif est de permettre à GM d'embaucher plus d'ouvriers ayant des salaires et des prestations moins élevés lorsque l'activité reprendra, a expliqué le porte-parole. Cette offre, qui doit permettre aux ouvriers concernés de quitter le groupe d'ici le 1er avril, vient s'ajouter à un autre plan social annoncé mardi et concernant la suppression de 10.000 de ses cols blancs dans le monde, cette année, pour porter les effectifs à 63.000.

Le premier constructeur automobile américain, exsangue financièrement et affaibli par l'effondrement du marché automobile, multiplie les mesures de restructuration depuis le début de l'année, alors qu'il doit présenter au Congrès la semaine prochaine les grandes lignes de son plan stratégique. Avec ce plan, GM doit apporter la preuve de sa viabilité à long terme pour justifier les fonds publics reçus depuis fin 2008: 9,4 milliards de dollars à ce jour. Si le groupe échoue à convaincre Washington, il sera tenu de rembourser les sommes avancées, et n'aura pas non plus accès à une autre avance de 4 milliards de dollars qui lui a été promise.

(avec agences)