Insolite : Seulement 50 voitures vendues à Cuba en 2014...

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Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2014-07-02T13:13:00.000Z, mis à jour 2014-07-02T15:52:28.000Z

Alors que les marchés mondiaux sont majoritairement dans le vert, celui de Cuba n'a pas décollé malgré la levée de l'embargo avec 54 véhicules (50 voitures, 4 motos) écoulées sur les 6 premiers mois de 2014, en raison de prix exorbitants.

Cuba, ses paysages magnifiques, sa musique, ses 11 millions d'habitants et... un marché automobile digne d'un village. Le pays de Che Guevara, qui avait établi l'embargo sur les véhicules en 1959, ne l'avait retiré qu'en janvier 2014, faisant des rues et routes de l'île des voyages dans le temps avec ses vieilles Ford, Chevrolet, Buick, Cadillac, ou Lada venues de Russie. Seule une autorisation spéciale (délivrée pour les hauts fonctionnaires) pouvait donner lieu à l'achat d'un véhicule récent.


Explications
Malgré la fin de la restriction, ce sont seulement 50 voitures et 4 motos qui ont trouvé preneur sur les 6 premiers mois de l'année 2014, rapporte la compagnie d'Etat cubaine CIMEX via le site CubaDebate, précisant que le total des ventes a généré 1,28 million de dollars soit 936.000 euros.

Pourquoi le marché est-il si éteint ? Cela s'explique par deux facteurs. Le premier est le salaire moyen de 20 dollars par mois pratiqué à Cuba, le second étant le prix aberrant des modèles neufs dûs aux taxes à l'importation, dont une Peugeot 206+ affichée à 91.113,23 dollars (66.760 euros) ou la berline 508 à 262.185 dollars (192.100 euros, plus qu'une Ferrari California T). Au plus "accessible", une Geely CK est disponible à 26.500 dollars (20.000 euros).

Même les occasions - dont le marché s'est libéralisé depuis 2011 - se paient cher, avec en exemple une 206 de 2008 facturée 85.200 dollars (62.450 euros). Et pour compliquer les choses, la distribution ne se fait qu'à travers 11 agences de l'entreprise gouvernementale, sans parler de la procédure d'achat.

Seule lueur au tableau, 75% des revenus générés iront vers le développement des transports publics, a assuré le gouvernement cubain.