Dans l'actualité récente

Insolite : l’ancien propriétaire de Bugatti qualifie la concurrence automobile de mafia

Voir le site Automoto

bugatti
Par Florent REYNE|Ecrit pour TF1|2016-06-08T06:58:53.635Z, mis à jour 2016-06-08T07:45:01.382Z

Dans un documentaire dévoilé il y a quatre semaines sur Kidston.TV, Romano Artioli, l’ancien propriétaire de Bugatti, accuse la concurrence d’avoir saboté la marque française.

Avant de devenir le propriétaire de Bugatti, Romano Artioli a géré une des plus grandes concessions Ferrari du monde, dans les années 80.


La mafia des constructeurs 

Dans un documentaire diffusé sur Viméo intitulé « The Forgotten Car », Romano Artioli revient sur son expérience de propriétaire de la société Bugatti Automobili SpA et Lotus Cars. Dans un entretien de 20 minutes, l’homme d’affaire italien explique comment l'entreprise a été sabotée par la concurrence, sans donner un nom spécifique. 


Selon l'ancien propriétaire, des « spécialistes »  sont allés directement aux fournisseurs des pièces de Bugatti afin de les intimider pour qu’ils arrêtent de fournir la marque française : « Si vous fournissez une autre pièce de rechange à Bugatti, vous ne travaillez plus avec nous. Vous choisissez. Soit vous concevez une pièce pour eux, soit mille pour nous. Réfléchissez. » 

Il continue en qualifiant ces constructeur de bande organisée qui utilise les mêmes techniques que la Mafia : « À l'époque, c'était un gang. La Mafia était une troupe de scouts en comparaison », conclu Romano Artioli, à ce sujet. 


 Romano Artioli relance la marque Bugatti 

Romano Artioli, a acquis la marque Bugatti en 1987. Sa première demande a été une commande à l'architecte Giampaolo Benedini pour concevoir l'usine de Campogalliano, Modena, en Italie. En 1989, il dévoile ses plans pour la relance de la marque, présentés par Paolo Stanzani et Marcello Gandini qui ont connu de grands succès chez Lamborghini tel que la Countach et Miura. 

110 ans après la naissance d’Ettore Bugatti, la marque française dévoile la Bugatti EB110. Le bolide est conçu en fibre de carbone renforcée sur châssis polymère. 


Sous le capot, elle s’équipe d’un V12 quadri-turbo qui délivre 560 ch à 8.000 tr/min pour un 0 à 100 km/h expédié en 3,2 secondes, et une vitesse de pointe de 343 Km/h. Le succès n’était pas forcément au rendez-vous mais Bugatti était loin d’être en crise, son propriétaire a même acheté la firme Lotus Cars à General Motors en 1993. 

Malheureusement, le succès de l'entreprise a été de courte durée, et Romano Artoli met Bugatti en faillite en Septembre 1995 en raison de mauvaises conditions économiques et du faible taux de ventes. Mais d’après Romain Artioli la raison serait tout autre.