James Hinchcliffe : le pilote a frôlé la mort à Indianapolis

Voir le site Automoto

James Hinchcliffe IndyCar 500 Miles Indianapolis
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-06-28T08:18:51.837Z, mis à jour 2015-06-28T08:39:35.541Z

L'ancien médecin de la FIA Gary Hartstein a analysé l'accident de James Hinchcliffe survenu en mai dernier lors des essais des 500 Miles d'Indianapolis et ses suites tout en taclant la sécurité en F1.

Les sports mécaniques ne sont pas une science exacte et restent un domaine où le risque zéro n'existe pas. L'accident de James Hinchcliffe lors des essais pour les 500 Miles d'Indianapolis (dont un Grand Format réalisé en 2014 est à voir ci-dessous) le 18 mai dernier nous l'a rappelé car il aurait pu se montrer fatal. Victime d'une rupture de suspension avant-droite en plein virage, le pilote canadien a percuté le mur à 350 km/h avant de glisser sur plusieurs centaines de mètre. Pire, il a perdu beaucoup de sang, la faute à une pièce de suspension qui est passée à travers ses deux jambes. Heureusement, ce dernier a été opéré avec succès mais son crash a suscité de nombreuses réactions, dont celle de Gary Hartstein, ancien médecin de la Fédération Internationale de l'Automobile. 

Hinchcliffe a subi "une transfusion sanguine massive"

Dans un article publié sur son blog et analysé par nos confrères de Motorsport.com, Hartstein donne dans un premier temps des précisions sur ce qui a suivi l'accident d'Hinchcliffe, s'attardant notamment sur les 14 pintes de sang reçues par le pilote accidenté une fois arrivé à l’hôpital. Pour l'ancien médecin de la Formule 1 (éjecté de son poste par la FIA en 2012), le coureur de la voiture numéro 5 a subi une "transfusion massive" pour être maintenu en vie, à savoir 5,6 litres de sang tandis que le corps humain en retient cinq litres en moyenne. 

Par ailleurs, Hartstein souligne l'importance des équipes de sécurité en IndyCar, ces dernières ayant communiqué constamment avec l’hôpital au moment de l'accident afin de s'assurer qu'il yait une salle d'opération libre et tous les outils nécessaires pour effectuer le plus rapidement et efficacement possible la chirurgie. Une opération qui s'est déroulée avec succès puisqu'Hinchcliffe est désormais en convalescence après que les médecins aient exercé leur magie pour "réparer" sa cuisse gauche. 


Hinchcliffe aurait pu se tuer sur un circuit de F1

Très précis dans son analyse, Hartstein l'est aussi quand il s'agit d'égratigner la Formule 1. Et pour lui, si un tel accident se serait produit dans la catégorie reine du sport automobile, Hinchcliffe serait très certainement mort, la faute à l'absence d'une équipe médicale rodée lors de chaque évènement. Pour l'ancien médecin de la FIA, Ian Roberts, qui occupe aujourd'hui son ancien poste, ne joue qu'un rôle consultatif pour assister les équipes médicales locales qui sont souvent assez inexpérimentées. 

Toujours selon Hartstein, seules cinq ou sept équipes médicales (sur les 19 Grands Prix de la saison) auraient été capables de sauver le pilote. Une situation alarmante que l'ancien docteur de la F1 a dénoncée à plusieurs reprises ces dernières années et qui doit être enfin réglée par la nomination d'un "leader clair en charge de ce dossier". 

Reste à savoir si l'homme qui a été viré par la FIA il y a trois ans sera entendu par ses anciens patrons.