L'écologie touche également le pneumatique

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Skoda Yeti - Genève 2009 - Phare et jante
Par Raphael SYLVESTRE|Ecrit pour TF1|2009-06-05T10:25:00.000Z, mis à jour 2009-06-05T10:25:00.000Z

A l'heure où les constructeurs automobiles opèrent une avancée considérable en matière d'économie et d'écologie, on ne parle pas assez des pneus, qui peuvent également jouer un rôle important.

De bons pneus correctement gonflés permettent à eux seuls de gagner jusqu'à 20% sur un plein complet d'essence, sans autre effort de la part de l'automobiliste.


Actuellement, peu de personnes ont conscience de l'influence du pneumatique non seulement sur les performances, mais également sur les aspects économiques et écologiques d'un véhicule. Ainsi, la plupart des automobilistes ne se préoccupent pas assez de leurs pneus. De fait, en dehors du danger potentiel et de la baisse de performance générés par le sous-gonflage, cela influe considérablement sur la consommation et les émissions.


En effet, un pneu sous-gonflé adhère moins et se déforme. Avec la vitesse celui-ci s'échauffe alors plus rapidement et s'use plus vite : la répartition des pressions au sol n'est plus optimale, contrairement à un pneu correctement gonflé. Les pneus, rendus moins efficaces par ce défaut de gonflage, absorbent une part plus importante de l'énergie du moteur. Le conducteur est alors obligé d'accélérer plus fort pour compenser la perte de performances et consomme plus de carburant, occasionnant des retours à la pompe plus fréquents et des émissions de CO2 accrues.


89% des automobilistes européens sont dans ce cas, plus de 85% ignorent complètement la pression de leurs pneus, et 62% vont jusqu'à rouler avec une pression inférieure de 0,5 bar ou plus par rapport au minimum recommandé (2,5 bar) !
Enfin, plus de 50% des automobilistes sondés estiment ne pas avoir besoin de vérifier la pression de leurs pneus, alors qu'un sous-gonflage peut engendrer une surconsommation de 3% (dans le cas d'un véhicule roulant à 90km/h avec des pneus accusant un sous-gonflage de 1 bar par rapport aux recommandations).

Ce manque d'intérêt pour la question des pneumatiques augmente à lui seul le rejet de CO2 de 41.000 tonnes par an, ce qui nécessiterait la croissance de 2 millions d'arbres durant un an pour pallier à cette seul phénomène.


Ce rôle majeur du pneumatique dans le processus d'économie de carburant et de réduction des rejets de CO2, la commission européenne l'a bien compris. Dès 2012, un étiquetage similaire à celui proposé sur les voitures neuves, sera mis en place. Celui-ci référencera les données de chaque pneu et permettra au client de faire son choix suivant un classement en fonction de l'adhérence sur sol mouillé ou l'influence sur la consommation de carburant.


Les constructeurs prennent également le sujet très au sérieux en proposant des pneus économiques et écologiques, tels que Michelin avec son modèle Energy Saver ou Goodyear avec le EfficientGrip. Ces pneus promettent, de par leur fabrication, leur adhérence ou encore les matériaux utilisés, une longévité accrue, et des économies de carburant entraînant une baisse des émissions polluantes.

Les pneumatiques peuvent donc contribuer de manière significative à faire des économies, voire même à réduire les émissions polluantes... Sans compter la sécurité de rouler dans un véhicule possédant une bonne adhérence.