L'état est prêt à tout pour aider l'automobile

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nicolas sarkozy douai
Par Bertrand QUERNE|Ecrit pour TF1|2008-12-04T15:41:00.000Z, mis à jour 2008-12-04T15:41:00.000Z

"L'Etat est prêt à tout faire pour soutenir l'industrie automobile, 10% de la population active française", a expliqué le président français lors d'un discours à Douai (Nord).

La France n'aidera pas les industriels de l'automobile qui délocalisent leur production, a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy en présentant son plan de relance d'un montant de 26 milliards d'euros.

Ce plan prévoit notamment une "prime à la casse" de 1.000 euros pour tout achat de voitures neuves peu polluantes.

"Mais je ne suis pas d'accord pour aider les entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent à délocaliser leurs activités à l'étranger. Je ne suis pas d'accord pour qu'elles bénéficient de l'argent public et qu'elles continuent à pousser leurs fournisseurs à se délocaliser", a-t-il ajouté.

"Il n'y aura pas de sauvetage, ni dans l'automobile, ni ailleurs, sans contrepartie", a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy a également averti les Etats-Unis, qui étudient actuellement un plan de sauvetage de leur industrie automobile, qu'il y avait des limites à ne pas dépasser. "Je crois à la mondialisation, je crois à la liberté du commerce, je crois à l'économie de marché", a-t-il dit. "Mais si nos amis américains devaient faire davantage pour leurs propres industriels, je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents."

En résumé, le plan prévoit :

- l'instauration d'une prime à la casse de 1.000 euros pour tout achat d'un véhicule neuf émettant moins de 160 grammes de CO2 par kilomètre
- la mise en place d'une ligne de refinancement d'un milliard d'euros auprès des organismes de crédit des constructeurs (PSA et Renault)
- un fond de restructuration à destination des équipementiers d'un capital de 300 millions d'euros, dont 100 millions alimenté par l'Etat.

(avec agences)