Marché français : le diesel perd encore du terrain en octobre 2016

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Diesel
Par Tran HA|Ecrit pour TF1|2016-11-02T12:35:01.269Z, mis à jour 2016-11-02T12:35:02.005Z

Au mois d'octobre 2016, les immatriculations des voitures particulières diesel sont passées sous la barre des 50%, une chute historique qui confirme une tendance déjà bien amorcée ces dernières années.

Dieselgate et politique environnementale ont eu raison du carburant préféré des français...


Le diesel boudé par les français

En octobre 2016, la part du diesel est repassée sous la barre symbolique des 50% sur le marché français des voitures particulières neuves, selon une étude publiée par le CCFA (Comité des Constructeurs Français d'Automobiles). De plus, la France est en dessous de la moyenne européenne (52% de part de marché) : une première historique pour un carburant qui était, il y a à peine une décennie, particulièrement prisé en France avec 77,3% du marché en 2008.

Le Dieselgate, qui a frappé le groupe Volkswagen et plusieurs autres constructeurs mondiaux depuis l'automne 2015, a entraîné une vague de désamour pour le gazole, qui reste encore favorisé avec des prix à la pompe plus avantageux et une fiscalité intéressante pour les entreprises, qui peuvent déduire jusqu'à 80% de la TVA. Plus pour très longtemps, car cet avantage fiscal sera étendu à partir de l'année prochaine aux véhicules à essence, sans compter les prix à la pompe du sans-plomb qui risqueraient de s'aligner sur ceux du diesel, ce qui diminuera d'autant plus son attrait.


Des normes anti-pollution de plus en plus sévères

Initialement vus comme particulièrement polluants, les moteurs diesel ont considérablement progressé avec de nombreuses technologies de dépollution qui leur permettent désormais d'afficher des émissions de CO2 inférieures ainsi qu'un meilleur rendement que les moteurs à essence : en effet, à puissance et cylindrée équivalente, les moteurs diesel consomment environ 20% moins, tout en rejetant moins de CO2.

Mais le durcissement d'ici à 2020 des normes anti-pollution, déjà sévères depuis l'arrivée d'Euro 6, risquent bien de confirmer cette tendance à la baisse. En effet, afin de répondre à ces futures normes, les motorisations diesel devront s'équiper de systèmes de dépollution encore plus coûteux, et qui seront bien sûr répercutés sur le prix de vente du véhicule. Pas sûr que les automobilistes seront prêts à payer plusieurs milliers d'euros supplémentaires pour une voiture neuve, alors que les moteurs équivalents à essence sont de plus en plus attractifs... Affaire à suivre.