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Mazda MX5 2.0 MZR : Restylage vigoureux

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Essai Mazda MX5 restylée 2.0 MZR : la vingtaine pétillante
Par Bertrand QUERNE|Ecrit pour TF1|2009-02-19T13:46:00.000Z, mis à jour 2009-02-19T13:46:00.000Z

La Mazda MX-5 fête ses 20 ans et s'offre une nouvelle jeunesse. Quelques évolutions qui la rendent plus dynamique.

Une discrète mise au point

Pour prolonger cette belle histoire malgré les tourments actuels du secteur, la 3ème génération de Mazda MX5 profite d’une petite mise à niveau, 3 ans à peine après son lancement. L’occasion de doter la nippone d’un minois plus agressif, d’un regard à présent effilé et d’une calandre plus anguleuse. Les bas de caisse et optiques arrière évoluent également, et de nouvelles jantes font leur apparition.

A bord, l’évolution est tout aussi subtile. Le bandeau transversal de la planche de bord passe du noir laqué au gris sombre, teinte qu’adoptent également les commandes de climatisation et les poignées de portières. On note enfin l’arrivée au catalogue des options de sublimes sièges Recaro bitons en cuir et Alcantara, qui rehaussent le sex-appeal de cet habitacle relativement sobre. Et si celui-ci recèle moins d’échos à la première génération que la carrosserie, on y retrouve l’un des défauts caractéristiques de la Miata : le volant positionné trop bas. Mais l’on finit par s’y habituer… Et la position de conduite au ras du bitume est toujours irrésistible.


Et maintenant elle chante

Côté technique, signalons l’arrivée d’une boîte automatique à 6 rapports à commandes au volant, dont ne pourront disposer les modèles français. Pas de quoi nourrir des regrets, la boîte manuelle précise en diable, ferme, et aux débattements courts, associées aux pédales rapprochées invitant à s’exercer au talon-pointe, faisant tout le charme de ce roadster.

Pour cet essai, notre choix s’est porté sur un modèle 2.0 MZR "soft top" fidèle à l’esprit des premières MX-5, et ce en dépit du succès rencontré par le toit rigide escamotable de la version Roadster Coupé, lancée en 2007.

Au volant, l’évolution la plus marquante concerne la sonorité du 2 litres 160 ch. En effet ce moteur reçoit désormais un boîtier de résonance relié directement à la planche de bord, ménageant un filet de voix nettement plus sportif à la nippone. Autre motif de satisfaction, la boîte de vitesse remaniée aux synchros optimisés, combinée au régime maxi du moteur repoussé de 500 tr/min (à 7 500 tr/min), autorise à la Miata des progrès sur les performances, le 0 à 100 km/h gagnant 3 dixièmes de secondes pour s’établir à 7,6 s. Mais question sportivité, le 4 cylindres, toujours très linéaire, n’y gagne pas énormément.

Quant à la conduite de cette petite propulsion vive et précise, elle demeure toujours aussi réjouissante, surtout sur les petites routes sinueuses où s’exprime tout son talent. Ses commandes très directes (direction, boîte, freinage…) et son poids plume donnent l’impression de faire corps avec la MX-5, qui avale les courbes avec gourmandise. Ses dérives progressives et jamais piégeuses pimentent toujours les évolutions. Quant à la motricité, elle est rarement prise en défaut grâce au différentiel à glissement limité, de série sur les modèles 2 litres. Enfin rouler décapoté est toujours un vrai plaisir, et ce même en hiver. Les puristes en savent quelque chose !


Légère hausse des prix

Bonifiée avec subtilité, la MX-5 poursuit sa route avec l’argument inaltérable d’un excellent rapport prix/plaisir. Lancée en juin prochain, la nouvelle gamme, en légère inflation, débutera à 22 900 euros. D’ici là, le détail des tarifs aura été dévoilé.