Mercedes, Rosberg, Mick… : 2016, l’année où l’héritage de Schumacher a pris tout son sens

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Nico Rosberg (Mercedes) aux côtés de Mick Schumacher
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-12-29T16:58:47.561Z, mis à jour 2016-12-30T09:58:56.426Z

Trois ans après son grave accident de ski, Michael Schumacher a laissé, indirectement, une véritable trace sur la saison 2016 de Formule 1. Pour Mercedes comme pour Rosberg.

Le septuple champion du monde de F1 lutte toujours contre les graves séquelles causées par son accident de ski, le 29 décembre 2013. La trace qu’il a laissée au sein du Mondial est bien réelle.


Depuis le drame, les informations sur l’état de santé de Michael Schumacher se sont comptées sur les doigts d’une main. Sa famille, désireuse de préserver sa vie privée, a fait silence radio. Même Sabine Kehm, sa porte-parole, n’a rien laissé filtrer lors de ses quelques apparitions publiques, notamment l’été dernier, où elle avait simplement précisé que le pilote « ne disparaîtra pas, mais que sa situation restait compliquée ».

Déterminant pour l’organisation et la structure de Mercedes

Les fans du Baron Rouge pourront, au moins, se réjouir de l’héritage déposé par leur idole, dont une partie a été remarquée par Ross Brawn, son ancien directeur technique. Après trois saisons hors des circuits de F1, Schumacher avait effectué son retour chez Mercedes, et amorcé la montée en puissance de l’écurie. « Michael, assurément, a contribué à l'organisation et à la structure qui ont amené le succès chez Mercedes. Avec sa connaissance et sa maturité, rencontrer un groupe d'aérodynamiciens, de dynamistes du véhicule ou des gens des pneus et expliquer ce qui était nécessaire était inestimable. Il était essentiel dans la création des systèmes qui ont contribué aux succès de l’équipe aujourd'hui » a confié Brawn à CNN.

Avant de se mesurer à Hamilton, Rosberg a côtoyé « le meilleur de tous les temps »

Il a aussi, indirectement, permis à Nico Rosberg, son coéquipier durant cette période, de se forger un caractère pour rivaliser avec les tous meilleurs. Celui qui a été déterminant dans sa quête de son tout premier et unique titre de champion du monde. « J´allais devoir rivaliser avec le meilleur de tous les temps. Quand tu apprends ça, tu restes scotché sur place. Tu sais que si tu perds face à quelqu´un qui a 41 ans, même s’il a été sept fois champion du monde, tu es grillé. Dans ce cas, tu peux aller faire tes valises, ta carrière est terminée  Grâce à Michael, j´ai pu devenir un pilote vraiment plus complet. Aujourd´hui, je peux le dire : j´ai vraiment beaucoup appris de lui » avait-il lâché en août dernier.

A 17 ans, Mick veut suivre le même chemin

Schumacher est aussi et surtout une source de motivation incommensurable pour son fils, Mick, qui débutera le championnat d’Europe de Formule 3 la saison prochaine, après deux saisons fructueuses en F4. « D’un point de vue professionnel, cela me rapproche un peu plus de la Formule 1. Donc, ce sera aussi un peu plus difficile. Comme n’importe quel pilote, je veux devenir champion du monde dans la plus grande des catégories » a-t-il affirmé à Bild. Pour lui, l’exemple à suivre est déjà tout trouvé.