Mitsubishi absorbé par le groupe Renault-Nissan

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Mitsubishi-Outlander-005
Par Lucas VINOIS|Ecrit pour TF1|2016-10-20T13:33:11.991Z, mis à jour 2016-10-20T13:33:12.776Z

Nissan fait son entrée dans le capital de Mitsubishi à hauteur de 34 %. En devenant actionnaire majoritaire de la marque nippone, l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pourrait s'inviter dans le top 3 de l'automobile mondiale.

Le sixième constructeur japonais, Mitsubishi Motors, entre dans le giron Renault-Nissan en l’échange de 2.1 milliards d’euros


Remonter la pente

La mission de Nissan n’est pas simple. Redresser un constructeur dont l’image a été copieusement écornée à la suite d’un scandale de falsification des données de carburant de ses véhicules. Depuis le début des années 1990, Mitsubishi aurait utilisé une méthode de mesure de consommation de carburant non conforme aux règles en vigueur. Dans l’impasse, le constructeur nippon, qui a connu un effondrement boursier, n’avait d’autres choix que de chercher de l’aide. 

Carlos Ghosn à la tête du triptyque

Si l'actuel président du conseil de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko, restera président non-exécutif du groupe, Carlos Ghosn va prendre la présidence du conseil d’administration de Mitsubishi Motors Corps. L’industriel cumule les mandats puisqu’il reste président directeur général de Nissan ainsi que de sa maison-mère, Renault. Il aura la lourde tâche de s’occuper d’une entreprise qui, selon les prévisions, s’attend à perdre pas moins de 246 millions d’euros sur l’exercice fiscal en cours (il s’achèvera fin mars).


Le podium dans le viseur

D’un point de vue commercial, cette « acquisition » est intéressante de par la complémentarité des trois marques. Nissan a des ventes bien réparties entre l’Asie et l’Amérique, Renault est principalement en Europe, quand l’essentiel des ventes de Mitsubishi se font en Asie. Avec un nombre de véhicules vendus estimé à 10 millions, cette nouvelle alliance se trouve en embuscade derrière le trio de tête mondial constitué de Toyota, Volkswagen et de l’américain General Motors, mais pourrait s'immiscer dans la lutte pour le podium.