Dans l'actualité récente

Moto2 – Grand Prix de Malaisie 2016 : « Si Zarco fait du Zarco, il sera champion du monde ! »

Voir le site Automoto

Johann Zarco (Ajo Motorsport)
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-10-26T11:07:55.767Z, mis à jour 2016-10-26T11:07:55.767Z

Laurent Fellon, manager de Johann Zarco, nous a livré son ressenti sur l’état de forme actuel de son pilote, qui pourrait, dès ce week-end en Malaisie, conquérir un deuxième titre en Moto2.

Le sport français va peut-être s'adjuger un nouvel exploit. Ce dimanche 30 octobre, Johann Zarco (Ajo Motorsport) aura l'occasion de décrocher un deuxième titre consécutif en catégorie Moto2. A ce jour, aucun pilote tricolore n'a réussi une telle performance. Laurent Fellon, proche et manager du Cannois, nous a confié ses impressions et son ressenti sur les performances, actuelles et à venir, du futur pilote MotoGP

[En 2012, Automoto vous a fait découvrir Johann Zarco]


"Dire à Johann qu'il ne se crispe pas"

Dans quel état d’esprit est Johann Zarco avant le Grand Prix de Malaisie ?

Laurent Fellon : Il est en pleine forme. Mais il faut attendre vendredi et les premiers essais pour véritablement le jauger. Le circuit de Sepang a été surfacé par un nouveau goudron, le dernier virage a été modifié. Une fois les premiers tours de piste effectués, on saura sur quel pied danser.

Cette manche pourrait être décisive pour Zarco. Aujourd’hui, votre rôle est-il devenu plus psychologique ?

L.F. : Non, mon rôle est toujours le même : le bord de piste, dire à Johann qu’il ne se crispe pas. Son équipe gère sa partie et moi je dois analyser, à la fois son comportement, la façon dont il freine, la manière avec laquelle il rentre dans un virage… Zarco a toujours besoin de son entourage. Comme Valentino Rossi ! Même lui n’est jamais seul.


Trouvez-vous la saison actuelle plus difficile que la précédente ?

L.F. : On dispute un deuxième titre. Il y a beaucoup de rivalité, le niveau est très élevé. Beaucoup se sont remis en question et ont énormément travaillé, comme Thomas Lüthi, qui sera son plus gros rival pour les deux dernières manches. Il est en Moto2 depuis plusieurs années, il a beaucoup de maturité. Globalement, je ne pense pas que la saison actuelle soit plus difficile que la précédente. Johann Zarco est un être humain. Comme tout le monde, il a des hauts et des bas. Mais quand on va s’entraîner tous les deux et qu’il est en forme, il est capable de faire le record de la piste. Lorsqu’il arrive à trouver le bon équilibre et qu’il est bien dans sa tête, ça va tout seul.

Zarco ne fait pas de calcul... "Il veut gagner"

Comment expliquez-vous ses récentes performances en dents de scie ?

L.F. : Je réponds simplement que c’est humain ! Vous savez, tout est tellement sensible que le moindre détail est très important. Peut-être qu’il s’est mis un peu trop de pression, qu’il s’est posé trop de questions. En Australie, il n’a pas fait une très belle course. Si vous regardez ses précédentes prestations à Phillip Island, vous constaterez qu’il n’a jamais fait de grandes performances. C’est une piste qui ne lui convient pas. Au Japon, il finit deuxième et je savais qu’il réussirait une prestation solide.


Et en Malaisie ?

L.F. : En principe, il s’y sent bien. Mais il y a d’autres paramètres à prendre en compte, comme le climat. Et puis, il y a aussi la chance. Avec un peu de chance, il peut être champion du monde ici, même si je préfère être patient. Mieux vaut marquer des points et attendre Valence. Malgré tout, je suis confiant. S’il reste concentré du début à la fin, qu’il fait du Johann Zarco, il sera champion du monde dès ce week-end. Un podium lui suffirait, mais une victoire serait magnifique.

Est-ce qu’il a déjà appris tous les scénarios qui lui permettraient de décrocher le titre dimanche ?

L.F. : Non… Parce qu’il veut gagner !