MotoGP : Dani Pedrosa opéré avec succès, pas de retour avant 2 mois

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MotoGP 2014 - Dani Pedrosa
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-04-04T09:00:00.000Z, mis à jour 2015-04-04T09:03:40.000Z

Souffrant du syndrome des loges, l'Espagnol Dani Pedrosa (Respol Honda) a été opéré de son avant-bras gauche et est au minimum forfait entre quatre et six semaines, ce qui a pour conséquence son remplacement par le Japonais Hiroshi Aoyama pour les Grands Prix des Amériques et d'Argentine, prochaines manches du championnat du monde MotoGP 2015.

"Depuis un an, je souffre d'un syndrome des loges au niveau de l'avant-bras droit. J'ai essayé de régler ce problème sans en parler mais aujourd'hui, il est clair que je ne peux pas continuer sur cette voie". Une triste 6e place au guidon de sa Honda, la mine des mauvais jours et un constat sans appel. A l'arrivée du Grand Prix du Qatar qui s'est déroulé le 29 mars dernier, Dani Pedrosa a fait le point sur son état de santé après avoir été très discret sur le sujet durant plusieurs mois. Opéré ce vendredi 3 avril pour résoudre son problème, le pilote catalan sera absent entre quatre et six semaines au minimum.

Un syndrome récurrent en moto
D'un point de vue médical, le syndrome des loges consiste en une surpression sanguine qui fait augmenter le volume du muscle à l'intérieur de son enveloppe. Un phénomène généralement consécutif à une blessure ou à une sollicitation extrême de la loge musculaire et provoque des douleurs, voire des troubles d'ordre sensoriels tels que des engourdissements.

Malheureusement récurrente chez les pilotes de moto, cette blessure a déjà frappé Pedrosa et l'Allemand Stefan Bradl l'année dernière. Le numéro 26 espagnol et son rival germanique avaient cependant pu participer à tous les Grands Prix de la saison malgré leur opération, ce qui ne sera pas le cas cette année pour le premier cité.

"Rien n'a fonctionné"
"Je me suis déjà fait opérer mais l'intervention n'a pas eu le résultat espéré", a expliqué Pedrosa à l'arrivée du Grand Prix du Qatar. Avant de poursuivre : "Cet hiver, j'ai voyagé dans le monde entier afin de recueillir les avis de différents spécialistes pour savoir si je pouvais me faire opérer à nouveau et être prêt pour le championnat".

"Tous les médecins que j'ai consultés m'ont recommandé de ne pas le faire en raison des risques. J'ai donc essayé de suivre leurs conseils, de chercher d'autres alternatives et travailler d'une manière qui ne soit pas agressive. Mais au regard des derniers évènements, rien n'a fonctionné".

Le retour d'Aoyama
C'est pourquoi le pilote catalan de a finalement décidé de subir une autre opération qui s'est "réalisée avec succès" selon un communiqué publié le 3 avril dernier par le team Respol Honda. Absent entre quatre et six semaines, le natif de Sabadell ne pourra donc pas s'aligner aux départs des Grands Prix des Ameriques et d'Argentine, respectivement prévus les 12 et 19 avril prochains.

Pour pallier à ce forfait, le team HRC a choisi son pilote essayeur, le Japonais Hiroshi Aoyama, titré en 250 cm3 il y a six ans et déjà remplaçant de Pedrosa en 2011 lorsque l'Espagnol souffrait de la clavicule gauche en début de saison. De quoi mettre un terme immédiat à la rumeur du retour de Casey Stoner, double champion du monde MotoGP (avec Ducati en 2007 et Honda en 2011), retraité depuis 2012 et très apprécié par les fans.

Pedrosa, un virtuose
Sur un plan purement sportif, l'absence de Pedrosa est un coup dur pour Honda, qui a connu un Grand Prix du Qatar compliqué avec la modeste 4e place du double champion du monde en titre, l'Espagnol Marc Marquez. A la fois discret, talentueux et combatif sur la piste, le Catalan a plusieurs fois frôlé le titre dans la catégorie reine des deux-roues et fait partie des pilotes que l'on aime voir en MotoGP grâce à son style spectaculaire du fait de son petit gabarit (1,58 mètre, 47 kg).

Ne plus revoir un tel virtuose au guidon de sa Honda serait donc une grande perte pour une discipline exceptionnelle qui représente l'essence même des sports mécaniques et prouve à quel point ces derniers sont extrêmement contraignants pour des athlètes de haut niveau.