MotoGP : Rossi peut-il encore être champion ?

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Valentino Rossi (Yamaha Factory) au Grand Prix des Pays-Bas 2016
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-07-13T15:56:39.361Z, mis à jour 2016-07-13T16:01:50.706Z

La mi-saison approche, et Valentino Rossi (Yamaha Factory) s’apprête à défier son rival pour le titre Marc Marquez (Honda HRC) sur l’un des terrains de jeu favoris de l’Espagnol. Malgré cela, peut-il refaire son retard au Championnat ?

Valentino Rossi court encore après sa dernière quête. Un dixième titre de champion du monde, une nouvelle couronne qui lui permettrait de tirer sa révérence avec le sentiment du devoir accompli


Qu’on se le dise : la superstar de Yamaha n’a pas vraiment besoin de cela pour marquer l’histoire de la MotoGP et celle du sport en général. Par son palmarès, sa personnalité et son rayonnement, il y a déjà laissé une trace indélébile.

42 points ? Un gouffre

Mais l’As de Tavullia y tient. Et ses observateurs ont pris l’habitude, chaque année, de désigner la nouvelle saison comme "celle ou jamais" pour la conquête du dixième sacre. L’actuelle est, peut-être, la dernière pour y parvenir. Nul ne le sait. Mais à l’approche de la mi-saison, la situation est bien mal embarquée

Pourquoi ? Parce que ses deux plus grands rivaux, Marc Marquez et Jorge Lorenzo, le devancent au Championnat. Pire, le leader du HRC dispose d’une marge de 42 points d’avance sur Le Docteur. Un gouffre.

Il n’a plus son destin en mains

Cet écart, il a surtout été creusé par les trois abandons de VR46. L’Italien a chuté à Austin, essuyé une casse moteur au Mugello, et a été battu par la pluie lors de la dernière manche, à Assen. Dans l’ère moderne, aucun pilote n’a su s’adjuger le titre suprême en ayant cumulé autant de pépins


De quoi donner un peu plus d’ampleur à la tâche. Rossi n’a plus son destin en mains. Il doit donc aussi compter sur des défaillances adverses. En faisant face à un autre obstacle de taille : l’évolution de Marquez.

Rossi est plus fort ? Marquez aussi

Cette année, le Catalan a chamboulé son approche de la course. D’un esprit où seule la victoire comptait, le n°93 a muté pour un raisonnement plus réfléchi. L’an dernier, il avait accumulé les chutes. Souvent par orgueil. Depuis le début de la saison, le double champion du monde n’est tombé qu’une seule fois, au Mans. 

Il a, malgré cela, gardé sa capacité à jouer la gagne sur tous les circuits. Une autre difficulté pour Rossi. Surtout que le Sachsenring, qui accueille la dernière manche du Championnat avant la trêve, est le jardin de l’Espagnol. Mais pour espérer lui reprendre des points, le n°46 devra, de toute façon, être compétitif partout.