Nouveau Mercedes Classe R : un restylage bienvenu

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Photo 6 : Mercedes Classe R restylé : dépoussiérage de printemps
Par Julien LECORNU|Ecrit pour TF1|2010-05-12T10:08:00.000Z, mis à jour 2010-05-12T10:08:00.000Z

Le Mercedes Classe R, lancé en 2005, adopte un restylage pour une meilleure intégration dans la gamme Mercedes. Le crossover taillé pour l'Amérique gagne au passage de nouvelles motorisations.

Le nouveau Mercedes Classe R passe par un restylage profond, procurant un nouveau regard. Le crossover tentera d'augmenter ses ventes européennes grâce au nouveaux diesels.

Taillé à la (dé)mesure du marché yankee, le monumental Mercedes Classe R, dont le concept semble hésiter entre monospace, break et SUV, s’est écoulé au compte-goutte sur l’Ancien Continent. A dire vrai, son prix coquet et son gabarit imposant ne le destinaient pas vraiment à l’Hexagone, tandis que sa physionomie insolite a achevé de décourager d’éventuels prospects.


Désormais arrivé à maturité, l’imposant vaisseau souabe revoit de fond en comble son maquillage pour arborer une physionomie bien plus conventionnelle. Les étranges projecteurs elliptiques cèdent la place à des optiques rhomboïdaux plus acérés, tandis que le bouclier gagne en dynamisme et que la calandre, plus massive, s’affirme.


Moins original mais plus viril dans son traitement, le Mercedes Classe R s’apparente ainsi plus volontiers aux SUVs frappés de l’Etoile. Plus légèrement revue, la poupe bénéficie quant à elle de retouches concernant le bouclier et l’intégration des canules d’échappement.


A bord, les modifications sont plus discrètes. Dorénavant disponible dans une exécution biton, l’habitacle bénéficie d’une dot revue à la hausse, qui intègre de nombreux dispositifs de sécurité, comme la caméra anti angle-mort, la lecture de signalisation ou encore l’alerte anti-somnolence.

Néanmoins, le changement le plus substantiel se tapit dans les entrailles de la bête, sous la forme d’un tout nouveau 350 CDI de 265 chevaux. Issu de l’actuel V6 3.0 de 224 chevaux, lourdement remanié, ce bloc parvient à réduire sa consommation de près d’un litre pour se cantonner à 8,5L/100km.


Encore plus sobre, la version dégonflée à 190 chevaux se contente de 7,6L/100km. L’occasion pour Mercedes de relativiser l’empreinte environnementale de son chargé de familles, et de faire oublier le solide appétit des variantes mieux motorisées, comme la R500 (13,2L/100).

Plus proche physiquement de ses frères et moins glouton, le Mercedes Classe R devrait plus séduire les européens grâce au diesel.