On a essayé le Mercedes E Break 250 CGI BlueEFFICIENCY

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Sans trop déroger à la règle, la nouvelle Classe E Break rompt néanmoins avec ses prédécesseurs avec son design plus nerveux et audacieux. Un style anguleux initié par la berline, et qui pourra sembler se prêter davantage à cette nouvelle carrosserie.

Plus long de 3 cm que la Classe E tricorps avec ses 4,90 m mais doté du même empattement, ce break dégage toujours un volume de chargement à rendre jalouses les Audi A6 Avant et BMW Série 5 Touring. Ainsi malgré l'absence de progrès, ses 1.950 litres (695 litres sous tablette) en font le plus compétent de sa catégorie.



Une soute immense...
Outre de généreuses mensurations, le coffre de cette Mercedes présente des formes régulières et un seuil suffisamment bas. Voila qui facilite le chargement. On apprécie aussi toutes les petites attentions qui rendent son usage agréable, sans pour autant rallonger la facture. Ainsi la finition d'entrée de gamme Classic inclut de série le hayon électrique, un cache-bagages qui se relève avec le hayon (et sert aussi de filet de sécurité), un plancher repliable cachant un espace de rangement de 132 litres et un casier pliant.

... et bien pensée
Les classiques œillets d'arrimage et filet latéraux sont bien entendu aussi présents, ainsi qu'une prise 12 V. En option, des rails associés à des tiges téléscopiques et une sangle à enrouleur permettent de compartimenter le coffre de différentes manières. Du déjà vu, mais la Classe E est en revanche la seule à proposer une 3ème rangée de sièges optionnelle basculable dans le plancher, façon monospace, mais positionnée dos à la route...

Plus de place encore
A l'usage, on apprécie de pouvoir rabattre d'un geste la banquette 1/3 - 2/3 en tirant des leviers près des dossiers ou à l'entrée du coffre. L'opération dégage ainsi facilement un plancher plat. Et la sécurité n'a pas été oubliée : quelque soit le poids du chargement, la suspension arrière pneumatique (de série) empêche l'auto de s'affaisser en lui assurant une hauteur constante.

Forteresse roulante
Cette Mercedes se distingue aussi par son sérieux de fabrication. Comme dans la berline, le mobilier se révèle austère mais d'une qualité irréprochable, en particulier sur notre modèle à la planche de bord tendue de cuir.

Autre certitude
On ne manque pas de place dans cet habitacle. Celui-ci réserve en effet un accueil très confortable aux passagers arrière, grâce à une garde au toit généreuse et un tunnel de transmission peu encombrant.

Côté technologies
A l'instar de la berline, le Mercedes break Classe E joue les premiers de la classe (prenez votre respiration !) : vision nocturne, avertisseur de changement de file, lecture automatique des panneaux avec affichage de la vitesse autorisée au tableau de bord, avertisseur d'angle mort, éclairage piloté abaissant les phares à l'approche d'un véhicule, radar anti-collision, alerte anti-somnolence, capot actif... En bref, de quoi se concocter une forteresse roulante... au prix fort ! Car de tous ces équipements, seuls les 2 derniers sont fournis de série.



L'essence fait mieux que se défendre
Cela ne fait pas un pli : une écrasante majorité de Classe E (break et berline) rouleront au gazole. Mais les amateurs de mécaniques vivantes et mélodieuses seront sensibles aux progrès des nouveaux blocs essence de cette routière, tels que le 4 cylindres de la version 250 CGI BlueEFFICIENCY, performant et peu vorace. Ce bloc turbocompressé de seulement 1,8 l combine injection directe et distribution variable, pour développer quelques 204 ch et 310 Nm de couple. Énergique, il n'a aucun mal à mouvoir l'allemande et fait montre d'une belle souplesse. Ses accélérations sont toniques et ses relances énergiques. Et ce brio se double d'un appétit raisonnable, la consommation s'étant stabilisée sous les 9 l/100 km lors de notre essai (8 l/100 km selon Mercedes en cycle mixte ).

Un reproche...
Un reproche tout de même : la transmission automatique à 5 rapports qui l'accompagne d'office (il n'a pas droit à la boîte 7G-Tronic) manque de réactivité et son mode séquentiel présente une inertie lassante. Le dynamisme en pâtit.

Moins chère, mais encore un peu trop
Avec son coffre géant et bien pensé, la Mercedes Classe E Break s'impose à nouveau comme le mètre étalon de son segment. Elle met le paquet question sécurité et confort, et a la bonne idée de réduire son tarif d'entrée de gamme malgré sa dotation enrichie. Ainsi la version Classic démarre 400 euros plus bas qu'auparavant, à 44.000 euros (version 220 CDI), soit 2 400 euros au dessus de la berline.

Néanmoins elle reste plus chère que ses rivales directe (Audi et BMW), un positionnement que ses technologies plus modernes ne justifie qu'en partie. Indisponible au lancement, la version Mercedes 250 CGI BlueEFFICIENCY arrivera courant 2010, et devrait débuter sous les 48.000 euros.




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