Pastor Maldonado : "Je me sens sous-évalué en F1"

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Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-08-10T11:47:59.650Z, mis à jour 2015-08-10T16:24:09.408Z

Actuellement 14e de la saison 2015 de Formule 1 et largement dominé par son coéquipier Romain Grosjean, Pastor Maldonado estime pourtant ne pas démériter et aimerait être mieux traité par les médias.

Il est souvent raillé par le grand public et les spécialistes, la faute à ses nombreux accidents. Il faut dire que son incroyable raté lors d'une démonstration à Caracas (Vénézuela) en 2012 (à voir en vidéo ci-dessous) ou encore son pitoyable crash lors des essais libres 2 du Grand Prix de Singapour en 2014 ne plaident pas en sa faveur. « Il », vous l'aurez reconnu, c'est Pastor Maldonado. Actuellement pilote chez Lotus-Mercedes et auteur de deux 7e place cette saison, le Vénézuélien n'aime pas vraiment le traitement qu'il subit quotidiennement en Formule 1. Et il le fait savoir. 


Maldonado tacle les journalistes

« En Formule 1, ce n'est pas facile de trouver des actualités de nos jours », assène-t-il dans les colonnes du journal brésilien Globo. Avant de poursuivre. « C’est pratiquement toujours les mêmes pilotes en première et deuxième position. Troisième aussi. Ce n’est pas comme il y a 10 ou 15 ans, quand il y avait davantage de bagarres et donc plus d’actualités. Donc cela signifie que les journalistes cherchent des actualités là où il n’y en a pas »


Un statut de pilote payant pas facile à supporter

Pour le natif de Maracay, le problème vient avant tout de son statut de pilote payant où il est fortement soutenu par le Vénézuela via le célèbre groupe fortement soutenu financièrement par son pays natal, via la célèbre compagnie pétrolière PDVSA. « Ce n’est pas seulement moi qui était soutenu, mais un groupe de Vénézuéliens, comme ce que fait Red Bull avec son programme. Heureusement je suis arrivé en F1 mais plusieurs autres ont échoué à obtenir les résultats nécessaires. Au début il y avait une énorme pression en étant un « pilote payant », mais j’ai appris à vivre avec car ce n’est pas n’importe quel pilote qui peut gagner une course de F1 sans avoir la meilleure voiture »

« J'ai démontré que je mérite une longue carrière »

Effectivement, Maldonado s'était imposé avec brio lors du Grand Prix d'Espagne 2012 alors qu'il pilotait une Williams. Ce succès, qui était le premier pour le team de Grove depuis 2004, constitue le seul fait d'arme important de la carrière du Vénézuélien dans l'élite du sport automobile. Pourtant, encore aujourd’hui, le pilote de la monoplace numéro 13 se « sens encore sous-évalué en F1, mais seulement parce que je n’ai pas eu une voiture qui me permet de montrer mon talent. Il y a des pilotes qui ne méritent pas d’être en F1, mais je crois que j’ai démontré - clairement - que je mérite d’avoir une longue carrière »


Pas sûr que de telles déclarations suffisent à faire taire ses détracteurs. Car si Maldonado est capable d'être très rapide, il manque encore cruellement de régularité, qui est une qualité tout aussi importante pour pouvoir réussir en Formule 1. Preuve en est : le Vénézuélien, qui n'en finit plus d'être dominé cette saison par son coéquipier Romain Grosjean (10e avec 23 points, et dont un portrait datant de 2012 est à voir en vidéo ci-dessous), n'a terminé qu'à sept reprises dans les points depuis sa victoire à Barcelone. Et les occasions de marquer des points étaient vraiment nombreuses, surtout en 2012 au volant d'une Williams performante...