Philippe Bianchi perd peu à peu espoir

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Le pilote français Jules Bianchi dans le cockpit de sa Marussia lors du Grand Prix de Formule 1 d'Italie 2014.
Par Stéphanie OLIVERO|Ecrit pour TF1|2015-07-13T09:05:40.993Z, mis à jour 2015-07-13T09:16:28.114Z

Philippe Bianchi, récemment interviewé par France Info, avoue être de moins en moins optimiste concernant l’état de santé de son fils Jules, victime d’un grave accident le 5 octobre dernier au Grand-Prix du Japon.

Pas un jour où il ne se rend pas au chevet de son fils au CHU de Nice et les signes ne sont malheureusement pas très encourageants d’après les médecins. Le jeune Français, qui était pourtant promis à une belle carrière en Formule 1, est toujours inconscient…

« Une torture au quotidien »

Neuf mois se sont écoulés et  aucun progrès notable n’a été constaté alors que c’est justement dans cette période que son état aurait dû, ne serait que très légèrement, s’améliorer. Pour Philippe Bianchi, il règne comme un sentiment d’impuissance : « C’est invivable, c’est une torture au quotidien ! On a parfois l’impression de devenir fou car, selon moi, c’est sans doute pire que s’il y était resté. On n’a pas le pouvoir de l’aider davantage, a-t-il déclaré cette semaine au micro de France Info. C’est dur de se lever le matin en se demandant si son fils va vivre… et tous les jours c’est ainsi. A un moment donné, il faut aussi avoir les pieds sur terre et se rendre compte de la gravité de la situation […] Avec le temps, je deviens de moins en moins optimiste comparé aux deux ou trois mois qui ont suivi l’accident. »

Malgré tout, Philippe Bianchi se raccroche à tout ce qu’il peut : un léger mouvement de la main et ces nombreux messages de soutien, venus des réseaux sociaux. « On avait un fils extrêmement brillant, qui vivait de sa passion, qui voyageait dans tous les pays du monde… Et du jour au lendemain, ce fils que vous aviez tous les jours au téléphone se retrouve sur un lit d’hôpital entre la vie et la mort. »