Insolite : Des chercheurs parviennent à pirater une Tesla Model S

Voir le site Automoto

Tesla Model S, berline électrique vendue en France en janvier 2014 à partir de 64.760 euros.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-08-07T08:21:25.002Z, mis à jour 2015-08-07T21:24:50.696Z

A l'instar de la Jeep Cherokee il y a quelques semaines, des chercheurs ont piraté la berline Model S de Tesla pour en prendre le contrôle jusqu'à rendre les écrans noirs et arrêter le véhicule.

Souvenez-vous : il y a quelques jours, des chercheurs avait piraté à distance une Jeep Cherokee pour démontrer la vulnérabilité des voitures connectées d'aujourd'hui. Une expérience qui n'a pas rassuré le groupe Fiat Chrysler, ce dernier ayant décidé de rappeler plus d'un million de ses véhicules aux Etats-Unis pour y renforcer la sécurité. Mais en ce début du mois d'août 2015, c'est Tesla qui est au centre d'une nouvelle attaque sur l'un de ses modèles.


« Nous avons réussi à fermer la voiture à distance »

Comme pour la Jeep Cherokee, cette nouvelle attaque est l'oeuvre de chercheurs en cyber sécurité qui ont cherché à prouver les failles de la berline Model S (dont un Plein Phare est à voir ci-dessous en vidéo) qui embarque bon nombre de technologies. Et force est de constater que leur coup a été réussi avec brio puisqu'ils sont parvenus à se brancher physiquement sur le véhicule via une prise réseau accessible.


« Nous avons réussi à fermer la voiture à distance alors qu’elle était en train de rouler à une vitesse réduite de 8 km/h », a expliqué Marc Rogers, chercheur en cyber sécurité chez Cloudfare. « Tous les écrans sont devenus noirs, la musique s’est éteinte et le frein à main s’est enclenché, jusqu’à l’arrêt du véhicule »

Si tous les détails de l'opération ne sont pas encore connus, il devrait l'être ce vendredi 7 août lors de la conférence de sécurité informatique Def Con, à Las Vegas, qui succède à la Black Hat, cette dernière s'étant déroulée du 1er au 6 août. De son côté, Tesla aurait déjà réalisé une mise à jour afin de neutraliser les risques de piratage. Reste à savoir si cela sera suffisant.