Pollution : Les Audi A3 et Citroën C4 Cactus dans le viseur après un rapport accablant

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Citroën C4 Cactus
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-12-17T13:59:22.460Z, mis à jour 2016-12-17T14:03:06.745Z

Selon EUobserver, la section scientifique de la commission européenne a constaté des émissions suspectes relevées lors de tests effectués sur les Audi A3 et Citroën C4 Cactus, dont les résultats n’ont pas encore été publiés.

Le scandale du dieselgate est encore loin d’être bouclé, notamment avec la multiplication des rapports… et de ses résultats étonnants.


Le bilan dévastateur

La révélation des logiciels truqueurs utilisés par Volkswagen a engendré une gigantesque série de tests, sur toutes les marques, notamment sur le Vieux Continent. La Commission Européenne ne voulant plus rien laisser passer, elle a précipité plusieurs équipes chargées d’établir des rapports et de découvrir toutes les supercheries. Selon un dernier bilan, dont les résultats n’ont pas encore été rendus publics, mais qu’EUobserver a pu se procurer, l’Audi A3 et la Citroën C4 Cactus sont au centre de toutes les suspicions.

Selon Lucia Caudet, porte-parole de la Commission, « les mesures effectuées sur les différents véhicules font toujours l’objet d’une évaluation interne pour être certifiées comme techniquement robustes et validées ». Mais elles ont vraisemblablement encore démontré que ces modèles n’auraient pas les mêmes rejets lors des tests d’homologation que dans la réalité.


Le Cactus fait 10 fois pire

Lors des essais, le Centre Commun de Recherche a modifié les conditions habituelles (température ambiante, moteur déjà chaud…) pour constater les nuances. Durant les tests classiques pratiqués juste avant homologation, l’Audi A3 a émis une quantité de NOx (Oxyde d’azote) inférieure à 80mg/km, la norme européenne. Mais lorsque les chercheurs ont répété la même série avec un moteur déjà chaud, le compteur a explosé, à 163mg/km. Le constat a été aussi accablant lorsque la température ambiante a été modifiée.

Le même piège a été tendu au Citroën C4 Cactus, qui a présenté des émissions 10 fois plus importantes que celles mesurées dans des conditions classiques. Les deux modèles cités sont commercialisés depuis 2014. Preuve que la date de sortie d’un véhicule n’a pas vraiment de liens avec sa capacité à polluer. Le préfet et la Mairie de Paris, qui souhaitent profiter des vignettes pour mieux réguler la circulation lors des pics de pollution, ne l’a pas encore noté.