Pollution/Ecologie : Ségolène Royal annonce le retour de la pastille verte

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Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-02-04T10:27:00.000Z, mis à jour 2015-02-04T11:57:48.000Z

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a annoncé le 4 février 2015 la mise en place avant l'été d'un certificat "qualité de l'air" qui pourra être apposé derrière le pare-brise des véhicules propres.

"Nous allons mettre en place avant l'été un certificat qualité de l'air que les véhicules propres pourront apposer derrière leur pare-brise". Par ces mots lâchés lors d'une interview publiée ce mercredi 4 février dans Le Parisien, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal suit fermement la ligne de conduite qu'elle s'est fixée depuis son arrivée à l'Hôtel de Roquelaureau au mois d'avril dernier. Son objectif ? Eliminer les vieux diesels pour que la France puisse combler une partie de son retard en matière de lutte contre la pollution.

"Une question de santé publique"
Ardemment désiré par Ségolène Royal et le gouvernement, le système de la pastille verte vise concrètement les voitures les moins polluantes qui pourront circuler en cas de pics de pollution. "En cas de circulation alternée ou dans les zones de circulation restreinte mises en place par les villes, les véhicules propres seront autorisées à rouler", explique la ministre de l'Ecologie. Dans ce type de situations, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007 souhaite que les collectivités autorisent également ces quatre-roues à emprunter les couloirs de bus ou encore les faire bénéficier du stationnement gratuit.

Déterminée à ne pas dévier de sa trajectoire, Ségolène Royal rappelle également la volonté ferme du gouvernement de faire disparaitre tous les diesels datant d'avant 2005 et non équipés de filtres à particules. Un cap similaire à celui fixé par Anne Hidalgo en décembre dernier, la maire PS de Paris souhaiter éradiquer le diesel de la capitale d'ici 2020. "C'est une question de santé publique (...). La France a fait une erreur en donnant la priorité au diesel", assène la ministre de l'Ecologie dans le Parisien.

Un air de déjà-vu
Pour faire passer une pilule difficile à avaler, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007 explique qu'une aide financière de 10.000 euros sera apportée en cas d'achat d'une voiture électrique contre 6 500 euros pour l'acquisition d'un bolide hybride rechargeable. Par ailleurs, les ménages non-imposables pourront bénéficier d'une prime de 500 euros s'ils troquent leur diesel contre un engin essence, qu'il soit neuf ou d'occasion, à condition qu'il émette moins de 110 g/CO2. Pas sûr que cela soit véritablement convaincant compte tenu du passif chargé entre le gouvernement et les voitures diesels.

Entre 1998 et 2003, la ministre de l'Environnement Dominique Voyet avait déjà tenté de mettre en place un certificat "véhicule propre" via ce système de pastille verte. Si ce dispositif n'a duré que cinq ans, il permettait aux véhicules à essence catalysés, aux voitures diesel catalysées depuis 1997 ainsi qu'aux quatre-roues à carburant "propre" de circuler en cas de pic de pollution.

Ce mercredi, le Premier ministre Manuel Valls doit présenter plusieurs mesures concrètes en réponse à la conférence environnementale qui s'est tenue à l'Elysée au mois de novembre dernier. Un moyen pour le gouvernement de compenser le sentiment de flop suscité par ce qui aurait dû être une vraie grande messe écologique.