Prime à la casse : la France veut continuer en 2010

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La prime à la casse passe à 1 000 euros pour un an
Par Raphael SYLVESTRE|Ecrit pour TF1|2009-07-01T07:50:00.000Z, mis à jour 2009-07-01T07:50:00.000Z

Par mesure de précaution et face au succès de la fameuse prime à la casse, le gouvernement français a décidé de défendre sa réconduction devant l'UE pour l'an 2010.

Instaurée depuis le mois de décembre dernier en France, la prime à la casse offre 1000 euros pour la destruction d'un véhicule de plus de 10 ans émettant moins de 160 g/km de CO2. La mesure doit s'arrêter à la fin de cette année. Mais devant son succès et pour éviter un effondrement du marché, le gouvernement français va défendre sa reconduction jusqu'en 2010 devant l'Union européenne.

Le ministre de la relance, Patrick Devedjian, va donc se rendre jeudi à Bruxelles pour aborder le sujet avec les commissaires européens en charge de la concurrence et de l'industrie. Il souhaiterait que le dispositif de soutien à l'achat soit prolongé jusqu'en 2010 pour éviter un "trou d'air" et attendre la reprise progressive et naturelle du marché avancée par les analystes à cette même période.

Patrick Devedjian craint en effet que l'histoire ne se répète. En 1996, après la fin des "balladurettes", le marché s'était en effet enlisé. La France devrait plaider sa cause tout comme les neuf autres pays de l'UE appliquant également une prime à la casse. En revanche aucune information technique et financière n'a filtré. Quel serait le montant débloqué par l'État français en cas de prolongation du dispositif par exemple ? Pour quel type de véhicule (plus de 10 ans ou plus de 15 ans) ?

Pour rappel depuis son lancement en France, la prime à la casse a pratiquement atteint les objectifs fixés initialement. Plus de 200.000 véhicules ont été commercialisés grâce à cette incitation quand le plan total tablait sur 220.000 unités. En conséquence le gouvernement français avait déjà décidé d'allonger le budget anticipant sur la vente de 390.000 unités.

Soit une enveloppe passant de 220 à 390 millions d'euros. Les constructeurs devraient également suivre avec intérêt la décision finale des commissaires européens en charge du dossier. L'extension, ou pas, de la prime à la casse devrait en effet jouer sur les volumes de production.