Privatisation des radars embarqués : Les amendes pourraient pleuvoir

Voir le site Automoto

Plein Phare : voici les nouveaux radars embarqués
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2017-02-20T16:12:49.473Z, mis à jour 2017-02-20T16:37:34.595Z

En septembre prochain, la mise en service des radars embarquées sera gérée par des entreprises privées, selon les souhaits de l'Etat. Les amendes vont donc se démultiplier, et provoquer la rogne des associations pro-automobilistes.

C'est une rengaine aussi lucrative pour l'Etat qu'irritante pour les automobilistes. Comme pour les fourrières ou le stationnement récemment, la gestion des radars embarqués va être confiée à des entreprises privées à partir de septembre prochain. La mesure est bien évidemment à l’initiative du gouvernement, prétextée par les récents mauvais chiffres de la sécurité routière et par une utilisation insuffisante de ce type de dispositif par la gendarmerie (il serait en service 1h13 par jour).


2,2 milliards d’euros de recette ?

En réalité, cette privatisation permettra surtout d’accroître significativement les recettes liées aux amendes, qui ont dépassé le milliard et demi d’euros en 2015. Alors, forcément, les associations de défense des automobilistes grincent des dents. « Partant du principe qu'une voiture-radar peut flasher, au bas mot, trente automobilistes par heure, que le ministre de l'Intérieur souhaite que ces véhicules circulent huit heures par jour, ce sont plus de 38,5 millions de procès-verbaux qui seront dressés à l'encontre d'usagers de la route. Avec un montant moyen de l'amende à 56,85 €, l'Etat engrangera près de 2,2 milliards d’euros », a expliqué Daniel Quéro, président de l’association 40 millions d’automobilistes.

80% des Français y sont opposés

Pour repousser l’argument financier, Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, a d’ores et déjà précisé que les sociétés « ne seront pas rémunérées au nombre d’infractions mais au temps d’utilisation du radar ». Les automobilistes, eux, ne sont pas convaincus. Selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour cette même association en janvier dernier, 80% des Français estiment que les excès de vitesse doivent encore être contrôlés par le service public et seulement lui. En septembre, ce ne sera pourtant plus le cas.