PSA : le PDG Philippe Varin renonce à une retraite dorée

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Philippe Varin PDG du groupe PSA Peugeot Citroën, en 2013
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2013-11-28T07:51:00.000Z, mis à jour 2013-11-28T08:10:16.000Z

En quittant le groupe automobile PSA Peugeot-Citroën en 2014, le PDG Philippe Varin était assuré d'une retraite de près de 21 millions d'euros. Mais devant la polémique, l'entreprise étant en difficulté, le dirigeant a renoncé à toucher son pactole.

Polémique
L'automobile revient à l'actualité ces derniers jours, mais ne concerne pas les véhicules en soit, car l'information touche le PDG du groupe français PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin. Mardi 26 novembre, PSA annonçait le départ en 2014 de son dirigeant, remplacé par l'ex-numéro 2 de Renault viré l'été dernier, Carlos Tavares.


La polémique est née quelques heures plus tard, car Philippe Varin était assuré de toucher près de 21 millions d'euros - 20,968 millions exactement - de retraite complémentaire, une somme apparemment validée par le conseil d'administration plusieurs années auparavant.


Une retraite dorée a fait de suite polémique, non pas seulement auprès des salariés de PSA, pour rappel en grande difficulté financière depuis quelques années, mais également au sein du gouvernement et chez les politiques, ayant majoritairement conseillé au future ex-PDG de renoncer à ce beau pactole.


Le PDG bat en retraite
Et c'est ce que Philippe Varin a fait hier mercredi 27 octobre, en confiant : "Compte tenu de l'immense respect que j'ai pour les collaborateurs du groupe, et les conséquence qu'ont pour eux les décision difficiles, mais nécessaires que j'ai été amenées à prendre, j'ai décidé de renoncer aux dispositions actuelles de mes droits à retraite."


Le PDG de PSA a rajouté que "ces dispositions avaient été approuvées par le conseil de surveillance, et votées lors de l'assemblée générale en 2010, dans un contexte assurément bien plus facile que celui d'aujourd'hui." Ce geste a été salué par le Président de la République, François Hollande ayant qualifié de "décision sage".


Cependant, cela ne changera en rien la situation de PSA Peugeot Citroën, avec une baisse du chiffres d'affaires de 4% sur les 9 premiers mois 2013 (ventes à -8%) et des pertes de 426 millions d'euros sur le premier semestre.