PSA Peugeot Citroën : 1.500 suppressions de postes supplémentaires

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Peugeot 3008 2013
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2012-12-12T09:06:00.000Z, mis à jour 2012-12-12T11:34:03.000Z

Au lieu de réduire le nombre de suppressions d'emplois comme le voulaient les syndicats, PSA a pris le chemin inverse en annonçant un plan social avec réduction supplémentaire de 1.500 postes.

Contre toute attente, la direction du constructeur PSA Peugeot Citroën a présenté un plan visant à supprimer 9.500 postes en 2 ans.

Un plan déjà très lourd
En mai 2012, l'annonce a fait un grand boom dans le monde de l'industrie et de l'économie. En peine financièrement, avec des pertes soldées à 867 millions d'euros au premier semestre, PSA Peugeot Citroën avait fait part de son intention d'instaurer un plant d'économie de plus d'un milliards d'euros par an, se traduisant alors par le dépoussiérage salarial à travers 8.000 postes supprimés, et la fermeture du site d'Aulnay-sous-bois. Depuis, le gouvernement, par le ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg, et les syndicats ont tenté de réduire cette réduction d'effectif. Jusqu'au rebondissement de ce mardi 11 décembre.


Par surprise
C'est lors d'un comité central d'entreprise (CCE) exceptionnel que le revirement s'est opéré. Face aux syndicats, la direction du groupe PSA a statué non sur un chiffre en baisse, mais sur une hausse d'environ 1.500 suppressions de postes (départs non naturels), en plus des 8.000 prévus auparavant. De fin mai 2012 à mi-2014, l'effectif devrait se replier de 67.112 à 55.989 postes, soit au total 11.214 postes de moins en deux ans. "C'est la première fois que la direction nous avoue ces chiffres", a avoué le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, "c'est un véritable scandale". Pour le délégué FO Christian Lafaye, "c'est monumental", le délégué CFDT Franck Don ayant relaté sa "stupéfaction". Tous s'accordent à dire que PSA savait depuis bien longtemps ces chiffres, le cabinet d'expertise Secafi ayant rendu le chiffre de 9.900 emplois à supprimer à partir du 1er janvier dernier.

Blocage donc entre PSA Peugeot Citroën et les syndicats. Ces derniers ont déjà réalisé des contre-propositions, et de nouvelles négociations auront lieu début 2013 pour tenter, une nouvelle fois, de réduire le lourd plan social.