PSA Peugeot Citroën : 3.450 suppressions de postes prévues en France en 2015

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Pour mener à bien son plan 'Back in the race' lancé en avril 2014, PSA a annoncé la suppression de 3 450 postes en France en 2015.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2014-11-19T17:07:00.000Z, mis à jour 2014-11-19T18:28:32.000Z

Pour mener à bien son plan de redressement 2014-2018 "Back in the race" ("de retour dans la course") lancé en avril dernier, PSA aurait annoncé la suppression de 3 450 postes en France en 2015 selon l'agence britannique Reuters.

PSA Peugeot Citroën et les suppressions de poste dans notre Hexagone, c'est une histoire qui n'en finit plus. Selon trois sources citées par l'agence britannique Reuters ce mercredi 19 novembre, l'entreprise française se préparerait à supprimer 3 450 postes en France pour 2015. Le projet doit être discuté ce lundi 24 novembre 2014 avec les représentants syndicaux du groupe.

Des économies en coûts salariaux totaux
"Back in the race" ("De retour dans la course"). Tel est le nom du plan de redressement 2014-2018 de PSA présenté par son PDG Carlos Tavares le 14 avril dernier. Ambitieux, le projet doit malheureusement se faire au détriment des effectifs français. L'objectif de l'entreprise est clair : ramener d'ici la fin de l'année 2016 ses coûts salariaux totaux à moins de 12,5% de son chiffre d'affaires. Problème : notre Hexagone est en première ligne dans cette quête de productivité, lui qui représentait fin 2013 plus de 40% des effectifs mondiaux du groupe.

C'est pourquoi PSA a décidé de restructurer encore un peu plus ses troupes en 2015. Ce projet de suppression de poste représenterait environ 6% des effectifs actuels du groupe dans l'automobile en France (soit 3 450) et concerne en premier lieu les salariés les plus âgés. Selon les sources citées par Reuters, jusqu'à 1 500 personnes pourraient bénéficier d'un aménagement de fin de carrière en 2015, après 2 100 congés senior en 2014 (soit deux fois plus que prévu). 550 départs dans le cadre d'une "mobilité externe sécurisée" et 1 400 reclassements internes seraient également à l'ordre du jour.

Ainsi, grâce au congé sénior, le salarié peut essayer un autre travail en dehors du groupe pendant la période qui le sépare de l'âge de la retraite, tout en gardant l'assurance d'être inscrit dans l'effectif de PSA. Pour l'entreprise, c'est une mesure économique non-négligeable puis qu'elle ne verse que 70% du salaire dans ce cas précis.

"Un engagement fort en faveur des jeunes"
En contrepartie de tous ces aménagements de fin de carrière, PSA a promis d'embaucher environ 2 000 jeunes en alternance l'an prochain, soit près de 700 de plus qu'en 2014. Une décision synonyme "d'un engagement fort en faveur des jeunes alors que l'entreprise poursuit ses efforts de redressement" selon un porte-parole de PSA repris par Reuters et qui citerait le directeur des ressources humaines du groupe, Philippe Dorge.

Cela étant, tout n'est pas parfait pour Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez PSA, qui craint que l'équilibre en termes d'effectifs entre le départ de salariés en CDT et l'arrivée de jeunes en alternance ne soit pas trouvé. Selon le syndicaliste cité par Reuters, 14% des métiers du groupe sont considérés comme "sensibles", dans le sens où "les perspectives d'évolution vont entraîner une baisse probable des effectifs".

Cette nouvelle vague de suppression de postes intervient seulement deux ans après le vaste plan social déclenché par PSA à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Rennes, où deux usines ont été fermées. A l'époque, un plan de départ volontaires à travers tout le groupe a même été prévu et les effectifs ont continué de fondre dans notre Hexagone en 2013 et 2014, ces derniers étant ramenés en octobre 2014 à 60.000 dans l'activité automobile en France.

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