PSA Peugeot Citroën : 5.000 emplois seront supprimés en France

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Peugeot 208 2012
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2011-11-15T18:00:00.000Z, mis à jour 2011-11-15T18:20:18.000Z

Confirmation aujourd'hui, le groupe automobile français PSA, environ 5.000 suppressions postes seront réalisées en France, suite à l'application d'un plan d'économies pour 2012.

La France sera durement touchée par le plan de suppression de postes de PSA, se chiffrant à 5.000.

La première confirmation avait été émise le 26 octobre avec un communiqué diffusé de la part de PSA Peugeot-Citroën, annonçant 6.000 suppressions de postes, sans chiffre réellement précis sur tous les aspects de son plan social. Une mesure sociale qui était apparue suite à la publication de mauvais résultats financiers, à la baisse, mais toujours dans le vert. Aujourd'hui, la CGT revient au créneau, le syndicat révélant que 5.000 licenciements concernent la France.

Sur les 6.000 postes rayés en Europe, 5.000 le seront donc en France. 1.900 touchent la production de PSA Peugeot-Citroën - 1.000 CDI, 800 intérimaires et 100 prestataires - ainsi que 3.100 au sein de la structure du groupe dont "600 à Vélizy, 400 à La Garenne et 400 à Sochaux/Belchamps", 900 d'entre-eux étant des CDI du groupe. Cependant, le groupe automobile a insisté sur le fait que les postes permanents supprimés seraient des non-renouvellements de CDI.

La CGT, qui a manifesté devant cette annonce, a publié un communiqué de presse dans lequel il déclare que "le développement international du groupe ne peut pas se faire en supprimant nos emplois ici alors que c'est nous qui avons fait la richesse de PSA". D'autres politiques ont critiqué cette mesure, Marie-Georges Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis, soulignant que "la direction poursuit la dérive financière de ses choix et hypothèque gravement l'avenir".




Eric Besson, Ministre de l'Industrie a voulu rassuré : "D'abord il n'y a pas de fermeture de site. Sevelnord et Aulnay ne fermeront pas. Il n'y a pas de plan social. PSA ne prévoit aucun licenciement ni aucun plan de départ volontaire", sous-entendant que les suppressions de CDI seront des départs volontaires. Quant à Xavier Bertrand, ministre du Travail, a lancé la seule critique du gouvernement, ne voulant "pas que l'emploi soit la première variable d'ajustement."


Pas de réplique donc du gouvernement, non actionnaire du groupe PSA, ce dernier appliquera ses 5.000 suppressions de postes, mais sans date précisée.