PSA Peugeot Citroën : des consommations réelles dès 2016 ?

Voir le site Automoto

Peugeot 308 GTi 2015
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-10-27T09:59:08.653Z, mis à jour 2015-10-27T10:16:40.429Z

Réagissant au scandale des moteurs diesel Volkswagen, le groupe français PSA Peugeot Citroën a décidé d’indiquer les consommations réelles de ses voitures dès 2016. Mais vise-t-il seulement la norme WLTP de 2017 ?

Depuis le 18 septembre 2015, l’image de l’automobile souffre. Le scandale Volkswagen, ayant mis en lumière un logiciel capable de truquer les émissions d’oxydes d’azote sur certains moteurs diesel, a tout le groupe, éjecté son PDG et éclaboussé l’avenir du diesel si ce n’est de la voiture thermique (comprenant l’essence).

Les diesel sont-ils vraiment polluants ?


La pollution pointée du doigt

A cette affaire, le groupe français, dont les ventes en Europe représentent 60,3%, est formel : "PSA confirme que ses véhicules n’ont jamais été équipés de logiciel ou de dispositif permettant de détecter un test de conformité et d’activer un dispositif de traitement des polluants, y compris les NOx (Oxydes d’Azote), qui serait inactif en usage client."

Toutefois, PSA avoue qu’un problème existe entre théorie et réalité : "Le Président du directoire de PSA Peugeot Citroën [Carlos Tavares] a demandé aux équipes d’ingénierie du Groupe de mener des travaux de vérification dans ce domaine et de faire des propositions d’amélioration." Se félicitant d’utiliser le filtre à particules depuis 2000 sur ses diesel HDi, PSA ne précise pas leur inefficacité à basse vitesse (donc en ville) et qu’ils rejettent davantage d’oxydes d’azote, ce à quoi les récents catalyseurs ont répondu sur les moteur siglés "BlueHDi".

Le constructeur tricolore a cependant ajouté avoir entrepris "une revue approfondie de sa situation concernant les polluants et les consommations de carburant."



De vraies consommations ?

Pour davantage mettre en avant l’efficience de ses modèles et faire preuve de bonne volonté : "PSA Peugeot Citroën prend l’initiative de publier dès que possible, pour ses principaux véhicules, les consommations en usage client, sous le contrôle d’un organisme tiers indépendant".

L’entreprise sochalienne désire en effet "anticiper la future procédure WLTP", la future norme européenne devant entrer en vigueur en 2017 en remplacement de l’actuelle NEDC. Un rapport de l’agence Transport & Environmentavait indiqué que les émissions réelles de CO2 étaient en moyenne 35% supérieurs à cette dernière, à 165 g/km contre 124 g/km théoriques. 


Cependant, ce même rapport donnait ses prévisions peu optimistes quant à la norme WLTP, dont les constructeurs automobiles trouveraient rapidement les parades. De 23% d’écart par rapport à la réalité en 2020, les émissions théoriques repartiraient à 31% dès 2025. A ce problème, l’agence préconisait l’utilisation d’un cycle d’homologation nommé RDE, qui limiterait l’écart à 5%.